Enjeux

Développeur foncier, un mouton à cinq pattes

Mots clés : Concurrence

Pour recruter sur cette fonction clé où la concurrence est féroce, les promoteurs de taille modeste ont tout intérêt à s’ouvrir à des profils variés.

Prendre sa voiture et enquêter sur sa zone géographique pour repérer les terrains à potentiel… Frapper à la porte des propriétaires privés pour les convaincre de céder leur bien… « Le développeur foncier occupe une fonction clé, car il intervient à la genèse de l’opération », relève Marc-Antoine Delobel, consultant senior chez Fed Construction. L’une de ses missions consiste aussi à analyser et à répondre aux dossiers de consultation. Avec la reprise du marché de l’immobilier, ces professionnels font l’objet de toutes les convoitises, car ils se font rares. C’est sur les profils confirmés que les promoteurs se livrent la guerre la plus féroce. Il leur faut ainsi les débaucher à prix d’or chez la concurrence.

Seulement voilà, la tâche n’est pas aisée pour les petits et moyens promoteurs. « Ils risquent en effet de ne pas être assez compétitifs pour attirer une population par nature assez opportuniste », pointe Alban d’Artois, manager chez Michael Page. A eux, toutefois, de montrer aux candidats qu’ils ne sont pas en reste. « Se borner à jouer sur le salaire serait vain, reprend Marc-Antoine Delobel. Il s’agit donc de valoriser l’intérêt du poste : un petit promoteur pourra proposer des missions moins cloisonnées et plus riches que la pure acquisition de foncier, qui touchent aussi au montage des opérations. »

Dévoiler sa stratégie. Alban d’Artois insiste de son côté sur la nécessité pour l’employeur de convaincre le candidat par les faits. « Durant l’entretien...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5909 du 17/02/2017
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