Actualité Bordeaux agglomération

Deux rives pour accueillir de nouveaux habitants

Mots clés : Logement social

A cheval sur les deux rives de la Garonne, le renouvellement urbain concerne aussi bien les Hauts de Garonne, où s’active un groupement d’intérêt public, que la rive gauche avec son opération d’intérêt national autour de la gare. Une mutation à marche forcée.

C’est un territoire de projets à cheval sur les deux rives de la Garonne. Rive droite, les quatre communes de Bassens, Lormont, Cenon, Floirac, ont créé le groupement d’intérêt public GPV des Hauts de Garonne. Objectif : développer l’urbanité de la rive droite. Après une phase de démolitions et reconstructions désormais quasi achevée sur les coteaux, il s’agit de réaliser logements et équipements publics dans la plaine et sur le front de Garonne : le Rocher de Palmer à Cenon (B. Tchumi architecte), presque achevé, et la grande salle de spectacle Arena à Floirac en démarrage de chantier. Le renouvellement urbain dispose de leviers importants qui vont considérablement modifier l’architecture urbaine : prolongement des lignes de tramway, création d’une gare intermodale tram-train à Cenon Pont-Rouge et surtout un nouveau lien avec la rive gauche grâce à la construction de deux nouveaux ponts sur la Garonne : pont Bacalan/Bastide en 2012, pont Saint-Jean/Jacques-Bosc prévu pour 2016.

Au total, ce sont 5 164 logements construits et 2 535 logements démolis. Des chiffres qu’il faudra sans doute réviser à la hausse, avec l’ambition affichée par le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse de doubler les objectifs du PLH (passant de 5 000 à 9 000 logements annuels) afin d’accueillir 250 000 habitants supplémentaires d’ici à 2030 : « Notre problème est désormais de savoir où mettre ces logements et tous ces habitants », explique-t-il. Rive droite bien sûr, avec de nombreuses opérations mixtes comportant toujours une forte proportion de logement social. Pour Etienne Parin, directeur du GIP GPV, « il faut poursuivre le rééquilibrage entre le centre et la rive droite en privilégiant non seulement le logement social mais aussi le potentiel économique, l’accessibilité et la valeur environnementale ».

Ville du XXIe siècle

Mais le renouvellement urbain se matérialise également rive gauche, notamment sur le secteur de l’opération d’intérêt national Euratlantique, à cheval sur les deux rives (Bordeaux-Bègles, rive gauche, et Floirac rive droite). Ainsi Domofrance a racheté une vaste résidence des années 1960 du quartier de la gare Saint-Jean, et poursuit sa transformation, avec des démolitions/reconstructions qui touchent 3 500 locataires. Un programme de plus de 98 millions d’euros. « Ce territoire doit inventer la ville du XXIe siècle avec un aménagement qui prévoit des trames vertes et réconcilie la ville et le fleuve », conclut Etienne Parin. Le « projet de territoire » est évalué à plus de 170 millions pour la seule rive droite.

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