Référence

Deux mémoriaux modernes Le symbole mis en espace

Mots clés : Architecte - Manifestations culturelles

En 1953, soit huit ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, est décidée quasi-simultanément la conception au coeur de Paris de deux mémoriaux. Le premier, nommé Mémorial du martyr juif inconnu (Alexandre Persitz et Georges Goldberg, avec Louis Arretche, architectes), est situé au cœur du quartier du Marais et inauguré le 30 octobre 1956 par le président René Coty ; il est aujourd’hui intégré au Mémorial de la Shoah. Aménagé à la pointe orientale de l’île de la Cité, le Mémorial des martyrs français de la déportation (Georges-Henri Pingusson, architecte) est inauguré le 12 avril 1962 par le général de Gaulle. Distants de quelques centaines de mètres, conçus par des architectes évoluant dans les mêmes milieux, les deux monuments expriment une culture et des références communes.

Le Mémorial du martyr juif inconnu et le Mémorial des martyrs français de la déportation sont chacun le résultat d’un processus de négociation et d’élaboration spécifique. Sur deux sites très différents, ils développent cependant des langages, des dispositifs et même des références symboliques étonnamment proches, ce que met à jour une mise en parallèle des différents éléments et moments de leur création (1). Modernistes dans leur détachement de toute référence à une tradition monumentale, ils expriment l’un et l’autre une recherche sur l’abstraction, sur l’expression par l’espace et la lumière seuls. Si les...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 231 du 12/03/2014
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