Edito

Deux hommes et un confinement

En elle-même, la photo (voir p. 10) valait le voyage : Xavier Huillard et Philippe Bonnave ensemble, tout sourire. Sur le manteau neigeux couvrant le site de Tchernobyl, les patrons de Vinci et de Bouygues entendaient apparaître côte à côte devant leur œuvre commune : l’immense arche de confinement du réacteur numéro 4.

Seules la démesure de cet ouvrage (lire p. 27) et sa complexité technologique pouvaient conduire à réunir les grands rivaux du BTP, respectivement première et deuxième entreprises de secteur.

Le BTP français sait, lorsque la situation l’exige, coopérer pour réaliser ce que personne d’autre au monde ne peut produire.

Figures de proue de la construction française, en particulier à l’international, ces majors ne sauraient évidemment pas représenter à elles seules l’activité des 998 autres entreprises de notre classe-ment exclusif (lire p. 12) . Des ETI nationales y côtoient des PME régionales, des entreprises générales font face à des sociétés ultraspécialisées. Autant d’entreprises qui se croisent sur les chantiers, évoluent dans un même univers mais ne se connaissent pas forcément. Bien plus qu’un palmarès, ce tableau de 1 000 lignes est avant tout une cartographie qui aide à se repérer dans le maquis de la construction.

Car le BTP français est résolument divers. Souvent parcouru par une saine concurrence, il sait aussi, lorsque la situation l’exige, donner naissance à une coopération tout autant salvatrice. Un goût de la collaboration qui, parfois, permet de réaliser ce que personne d’autre au monde n’est en mesure de produire. Même prise à 3 000 km de l’Hexagone, la photo de famille de Tchernobyl est là pour le démontrer.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X