Autres Sécurité des bâtiments

Détecter les drones malveillants

L’an passé, près de 290 000 drones civils ont été vendus en France et l’institut d’études GFK tablait sur une croissance de 31 % pour 2016. S’ils sont utiles pour cartographier les sites avant et pendant les travaux, ils peuvent aussi représenter une menace pour les bâtiments, comme l’indique Lucas Le Bell, le dirigeant et fondateur de Cerbair : « Les modèles actuels peuvent embarquer jusqu’à 15 kg de matériel, tels que des appareils photo, des caméras, des micros et, même, des charges explosives. » Afin de protéger les bâtiments des malveillances, la société a mis au point un système de détection qui combine analyse d’images et détection de radiofréquences. La première technologie consiste à décomposer les images en une matrice de pixels et à comparer les différences dans le temps. Une dissemblance entre deux images indique un mouvement, qui est alors caractérisé en fonction de plusieurs paramètres : vitesse de déplacement, angles et fenêtre de vol (un drone espion reste stationnaire), trajectoire, taille de l’objet, etc. Ce dispositif fonctionne de jour comme de nuit sur une distance de 100 mètres.

Afin d’affiner l’information, il est complété par un module de détection de radiofréquences. La radiocommande d’un drone émet sur deux plages de fréquence : entre 2,4 et 2,5 GHz et entre 5 et 6 GHz. L’identification et la caractérisation de ces radiofréquences permettent d’identifier un drone sur une distance de 500 m. Lorsque ces deux sources d’informations convergent, une alerte est déclenchée dans l’édifice.
Etude de risques. L’installation du système nécessite au préalable une analyse des risques du site. Le dispositif, dont le coût reste confidentiel, a été pensé pour les bâtiments tels que les ambassades, prisons, sites industriels, hôtels et villas de luxe, où les drones peuvent effectuer des reconnaissances en vue de cambriolages. Les premiers clients de l’entreprise, qui commercialise sa solution depuis juin 2016, sont des industriels. Des évolutions sont déjà prévues, puisque l’analyse acoustique viendra compléter le système d’ici à la fin de 2016. 

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