Technique et chantier

Des trémies agitatrices pour bétonner les tunnels ferroviaires

Mots clés : Béton - Ouvrage d'art - Travaux publics

Génie civil. Le français Secatol a mis au point des trémies de 9 m3 montées sur rails pour l’approvisionnement en béton prêt à l’emploi des chantiers souterrains.

Quand elles sont bien entretenues, les trémies agitatrices de Secatol peuvent fonctionner longtemps. Très longtemps, même ! « Un client de Taïwan nous en avait acheté une il y a vingt ans. Depuis, plus de nouvelles… jusqu’à l’an passé où il nous recontacte pour nous informer qu’il se sert encore de sa trémie et qu’il veut en commander deux autres ! » se souvient Pierre-André Gilles, directeur général de Secatol. Cette entreprise française, très connue pour ses bennes à béton, est également spécialiste des matériels d’approvisionnement pour chantiers souterrains. Mortier de bourrage, coffrage du radier ou des trottoirs, un tunnel consomme du béton prêt à l’emploi apporté au point de mise en œuvre par des trémies agitatrices, plus efficaces que des toupies, installées sur différents types de véhicules. C’est bien ce que fait l’entreprise taïwanaise avec son vieux matériel Secatol, qu’elle a elle-même monté sur un wagon pour alimenter les chantiers de tunnels ferroviaires. Or elle vient d’en décrocher un gros, à Singapour. Cette fois, elle commande au fabricant français le wagon complet. Et en deux exemplaires ! « Le châssis est posé sur des bogies équipés d’un système de freinage pneumatique car ce sera un wagon particulièrement lourd », note Pierre-André Gilles. Capacité de la trémie : 9 m3 de béton, soit environ 20 t de charge utile. Or cette trémie est montée sur une articulation en ciseaux, actionnée par deux vérins hydrauliques. Elle s’élève ainsi à 2 m de haut. « La position basse est celle de son remplissage qui peut ainsi être effectué par des camions-toupies. Sa position haute est celle de son vidage dans une pompe à béton. » La benne est également inclinable et peut monter bien plus haut que 2 m, mais ce mouvement a été bridé pour ne pas risquer de cogner contre le plafond du tunnel. Ces wagons, appelés RHV9000 DHH, sont autonomes ; l’énergie leur est fournie par un moteur diesel Hatz. Présents également, un compresseur à haute pression et son réservoir d’eau, destinés au lavage de la trémie. Pour effectuer cette opération, il faut soulever les grilles de protection, ce qui ne peut se faire qu’à l’aide d’une clé. Or le fonctionnement de la machine est tributaire de cette clé, exemplaire unique. C’est donc soit le nettoyage, soit la rotation de l’arbre, mais pas les deux en simultané, pour des raisons de sécurité.

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