Technique et chantier Eclairage

Des sources LED à l’essai dans le métro parisien

Mots clés : Electricité - Equipements techniques et finitions - Matériel - Equipement de chantier - Transport collectif urbain

Les 600 tubes fluorescents et lampes à vapeur de sodium de la station Censier Daubenton ont été remplacés par des modules à LED de dimensions identiques, mais plus durables et trois fois moins gourmands en électricité.

Propreté. C’est le mot qui s’impose à l’usager lorsqu’il pénètre dans les couloirs de la station Censier Daubenton de la ligne 7 du métro parisien. « C’est un effet subjectif maintes fois constaté avec l’éclairage à LED, et il vaut aussi pour cette station, entièrement refaite en utilisant ce type de matériel », explique Gil Riemenschneider, chargé du développement durable au département maintenance des espaces et équipements de la RATP. L’objectif de cette opération portant sur 600 points lumineux est toutefois essentiellement économique et énergétique. De 30 kW initialement, la puissance totale de l’éclairage a en effet pu être ramenée à 10 kW, et cela pour un coût tout compris de 40 000 euros grâce à la réutilisation des vasques existantes.

Première mondiale

« Cette rénovation menée en collaboration avec le fournisseur Step est une première mondiale dans un espace public », indique Gil Riemenschneider. Le plus difficile, reconnaît-il, a été de dénicher le fabricant qui allait permettre de procéder à des échanges standard pour la dizaine de sources différentes présentes dans la station. « Notre recherche a déclenché une trentaine de réponses, mais presque toutes, en particulier celles des gros industriels, se sont révélées non conformes à nos exigences en termes de facteur de puissance, de robustesse, de luminosité, de dimensions et de prix. » Finalement, seuls Step et Ecoreva, retenu pour le tout nouvel éclairage à LED du siège de la Régie, ont su s’adapter aux contraintes. « Les grands noms de l’éclairage commencent à revenir vers nous maintenant qu’ils ont compris qu’une extension de l’éclairage à LED était possible dans d’autres stations et tunnels du réseau », s’amuse Gil Riemenschneider. Car l’expérience s’avère très concluante. Hormis un tube défectueux au départ, aucune panne n’est à déplorer depuis les premières installations, début janvier. En revanche, la RATP note de nombreux avantages liés au faible dégagement de chaleur des vasques, comme la diminution du nombre d’insectes volants ou la réduction de la quantité de poussières aériennes venant salir les murs. A cela s’ajoute la promesse d’une maintenance nettement moins coûteuse. « Alors que les tubes fluo utilisés 24 h/24 h affichent une perte de flux de 50 % au bout d’un an, celle des LED n’est que de 30 % après six ans », précise le responsable développement durable. Lorsqu’il doit être remplacé, le tube LED est certes dix fois plus coûteux que le fluo. Mais il faut tenir compte de l’économie d’électricité réalisée et du fait que le tube fluo est en réalité aussi cher à l’installation que les LED du fait de la nécessité d’un ballast. Gil Riemenschneider a fait ses calculs et estime que, pour la RATP, le temps de retour sur investissement sera de deux ans. D’où l’idée de passer à une plus grande échelle en commençant par les cinq dernières stations du sud de la ligne 7. Un projet de 300 000 euros qui démarre dès la rentrée pour une durée de trois ans.

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