Territoires Rennes

Des projets pour relancer le quartier du Blosne

En mars prochain, la municipalité rennaise annoncera l’équipe lauréate du concours de maîtrise d’œuvre du conservatoire de musique à rayonnement régional. Le nouveau bâtiment qui nécessite un investissement de 19,8 millions d’euros TTC s’étendra sur 4 487 m2 de surface plancher. Déjà, Sébastien Sémeril, adjoint à l’urbanisme, s’enorgueillit de compter quelques noms célèbres (Atelier Novembre, Métra, Studio Milou ou encore Tétrac) dans la liste des prétendants. Avec Eric Berroche, élu du quartier, il souhaite que « le transfert du conservatoire du centre-ville au Blosne agisse comme un levier ». De fait, ce secteur fait partie des 200 quartiers dits d’intérêt national pour lesquels l’Agence nationale de la rénovation urbaine intervient massivement. Au total, 120 millions d’euros devraient être investis.

Services publics et parapublics.

La situation du Blosne est en effet difficile : en dix ans, sa population est passée de 25 000 à 17 000 habitants. Aussi, les élus qui s’appuient sur le plan-guide établi par l’urbaniste Antoine Grumbach et le paysagiste Ronan Desormeaux privilégient-ils trois types d’action pour cette zone desservie par deux stations de métro de la ligne 1. Primo, les équipements publics ou parapublics. Outre le conservatoire livré en 2020 seront bâtis le Quadri, un immeuble de 5 000 m2 dédié à l’économie sociale et solidaire (ESS) dont la maîtrise d’œuvre a été confiée à L’Atelier du Canal, une agence Pôle Emploi et une Maison des associations. Selon Sébastien Sémeril, « environ 200 emplois arriveront dans le quartier grâce à l’implantation de cette structure d’ESS. »

Deuxio, l’habitat. Marqué par un urbanisme des années 1970, Le Blosne se caractérise par des immeubles qui vieillissent mal. Des programmes de réhabilitation thermique vont donc être engagés avec les bailleurs sociaux et les copropriétés privées. Et, pour éviter qu’un fossé ne se creuse entre le logement social et le secteur ordinaire, « les rénovations énergétiques des immeubles privés seront soutenues par les 40 % de contributions publiques au total des investissements », se félicite l’élu. De plus, sur cette ZAC d’environ 40 ha, quelque 1 200 logements neufs devraient voir le jour au cours des prochaines années. Des aires de stationnement en surface vont être supprimées pour dégager du foncier. Ainsi, la Ville va-t-elle publier un appel à projets liant architecte et promoteur pour une première opération d’une quarantaine de logements au square des Hautes Ourmes. « Afin d’accélérer les constructions, nous lierons l’attribution de ce terrain à une autre parcelle dans le quartier de l’Alma », annonce Sébastien Sémeril. Et d’ajouter : « Nous souhaitons la mixité sociale au Blosne, il nous faut inciter des familles à venir habiter ici. »
Tertio, les commerces. Récemment, Eric Berroche a fait élargir le périmètre de la ZAC pour y inclure les trois pôles de proximité commerciaux des Landrel, Sainte-Elisabeth et Torigné afin de muscler le pôle principal sans déséquilibrer les plus modestes. Lorsque cette reconfiguration du Blosne Est sera achevée, il faudra s’occuper de la partie ouest du quartier. Et là, avec la friche industrielle STM, il y aura beaucoup à faire.

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