Enjeux Prix Moniteur de la construction 2016

Des PME stars sur le devant de la Seine

Mots clés : Gestion de l'entreprise - PME - Prix d'architecture

Honorés lors d’une croisière dans le Paris by night, les lauréats du Prix Moniteur de la construction illustrent l’équation gagnante : ancrage territorial, performance économique et ambition sociale.

Oui bien sûr, les temps restent durs. L’amorce de reprise dans les statistiques ne se diffuse pas d’égale manière entre les territoires de France et elle attend sa concrétisation dans la remontée des prix des marchés. Des indicateurs s’améliorent, comme le ratio entre créations et défaillances d’entreprises. Mais pour les TP, 2017 s’annonce comme une « année blanche après des années noires », et l’ensemble de la profession craint le très probable effet de gel d’avant les échéances électorales lors du premier semestre.

Cette conjoncture, la cérémonie de remise des Prix Moniteur de la construction 2016 ne l’a pas éludée. Organiser la soirée sur une péniche ne pouvait pas pour autant la rendre hors sol. Mais cette 15e édition a montré que les entreprises de nos régions savent naviguer au mieux, même par vents contraires. Un par un, sur scène ou plus discrètement dans les échanges conviviaux autour d’une table, chacun des 29 lauréats a délivré un beau témoignage de confiance en l’avenir, nourri par ses performances passées et actuelles.

Comment s’expliquent-elles, ces performances ? D’abord, par l’ancrage dans un territoire, dont la taille n’est pas forcément démesurée. Qu’on songe à l’entreprise Bouchet, lauréat national de la catégorie travaux publics, PME qui a su parfaitement « labourer » ses terres choletaises. A partir de ce terrain, de ce terreau, les récipiendaires ont pris leur envol sous des formes variées : croissance externe, diversification vers de nouveaux métiers, refus de la surenchère des prix vers le bas, etc.

Mieux encore, tous ces dirigeant(e) s d’entreprise démontrent par l’exemple que la performance économique, traduite dans la croissance de chiffre d’affaires et le niveau de marge, peut s’obtenir sans céder aux sirènes de la financiarisation. Bien au contraire, elle se conjugue avec la prise en compte du développement durable et du bien-être des salariés : sécurité sur les chantiers, ergonomie des postes, efforts de formation, etc. C’est la conjugaison de ces vertus que les jurys régionaux, puis le jury national du Prix Moniteur de la construction saluent chaque année.

La démonstration d’une performance à leviers multiples, Léon Grosse l’a faite à la puissance dix. La petite affaire montée en 1881 à Aix-les-Bains devenue puissante entreprise de taille intermédiaire méritait bien un prix spécial (lire ci-contre) . Mais en mettant en avant la « capacité à décider rapidement », l’« esprit d’audace » et la « fidélité aux racines » qui caractérisent son entreprise autant que des PME le plus souvent familiales qui l’entouraient l’autre soir, son président, Bertrand Grosse, a convaincu que, sur cette péniche dévoilant les charmes by night du patrimoine bâti de Paris, tous étaient sur le même bateau.

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ENCADRE

Le jury

Debout, de gauche à droite : Gérôme Gauriau, associé KPMG, responsable national du réseau BTP ; Fabien Renou, rédacteur en chef, « Le Moniteur » ; Olivier Diard, délégué général Scop BTP ; Alain Luminel, responsable analyse financière, Ellisphère.

Assis, de gauche à droite : Jean-Marc Matalon, secrétaire général des Prix Moniteur de la construction ; Emmanuelle N’Haux, rédactrice en chef adjointe, « Le Moniteur » ; Hervé Chevallier, responsable Intelligence des marchés, Vecteur Plus.

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