Technique et chantier Tendances

Des peaux « sur mesures »

Mots clés : Acier - Conjoncture économique

Liberté de conception, personnalisation du bâtiment, création d’associations inédites en jouant sur les textures, le rendu de matière, la couleur ; le tout avec des produits de plus en plus durables… Evolution des tendances esthético-techniques du moment selon Pierre Bouillon et Rémi Pascal, architectes.

Quels avantages voyez-vous à l’acier utilisé en tant que peau d’un bâtiment ?

Une peau métallique permet de résoudre aisément les problèmes de pérennité et d’entretien, tout en offrant une grande liberté de conception, avec un large éventail de produits qui ne cessent d’évoluer : forme, écriture, expression, texture, aspect de surface et de finition. A partir des références proposées par les industriels, la souplesse et les potentialités de formage de l’acier permettent de « détourner » un composant et d’en faire un élément spécifique, afin de composer des solutions sur mesures, d’imaginer des éléments complexes qui repoussent les frontières de la créativité tout en répondant aux exigences d’isolation, de lumière, etc. C’est ainsi qu’une simple lame d’acier en bardage peut progressivement se vriller telle une hélice pour devenir brise-soleil devant un vitrage…

Comment évoluent les produits ?

En bardage, les lames et cassettes en acier prélaqué se plient désormais à toutes les audaces. Il est possible de jouer sur les effets, les motifs, les couleurs, etc. Souvenons-nous que les nuanciers proposés jusque dans les années 1980 renvoyaient davantage aux bâtiments de type industriel… Aujourd’hui, l’offre s’élargit en termes d’aspects (finition patinée, brillante ou mate) et de traitements (type autopatinable, ou encore zinc-aluminium) qui confèrent au métal une durabilité accrue dans des ambiances extrêmes. Nous observons par ailleurs de nouvelles applications pour les produits perforés qui ne restent plus cantonnés à des portions de façades, mais s’utilisent comme brise-soleil en venant créer de nouvelles ambiances visuelles grâce à des perforations personnalisées (aléatoires, réalisées selon un dessin, etc.) pour moduler la luminosité. Travailler l’acier reste encore une discipline artisanale qui nécessite discussions et échanges soutenus avec tous les acteurs du projet – des industriels aux entreprises de pose – pour régler des problèmes de compatibilité et d’interfaçage avec les autres lots et obtenir une réalisation méticuleuse des détails.

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