Management et prévention Bureaux de contrôle

Des métiers toujours plus attractifs

La crise ? Quelle crise ? Cette année encore, les bureaux de contrôle devraient recruter en masse de nouveaux collaborateurs. De fait, Socotec, spécialiste de la maîtrise des risques, prévoit d’engager entre 400 et 450 salariés d’ici à la fin 2011. Apave, l’un des autres acteurs principaux du secteur, annonce de son côté un objectif de 120 embauches dans sa filière BTP. Une tendance confirmée par Dekra, leader de l’inspection, de la certification, des services et de la gestion des sinistres (entre 200 et 400 recrutements prévus), mais aussi Qualiconsult qui mise sur 60 embauches. La raison de ces chiffres prometteurs ? « Entre le renouvellement générationnel et la croissance de la filière, qui profite du fait que de nouveaux projets de construction sont lancés depuis quelques mois, le métier a réussi à prendre le pas sur la mauvaise conjoncture générale de l’économie », indique Christophe Séguy, responsable recrutement et gestion de carrières de Socotec.

Ingénieurs et techniciens bienvenus

Les embauches se font à deux niveaux. D’une part, le secteur recherche des ingénieurs. « Nous avons actuellement des postes ouverts sur des métiers comme ingénieur en contrôle construction et ingénieur structures », confirme Christophe Chenevat, responsable recrutement et mobilité de Dekra. « Nous recrutons essentiellement des ingénieurs issus de la filière génie civil, de même que des ingénieurs énergéticiens », appuie Fanta Touré, responsable recrutement de Qualiconsult. Ces postes sont proposés pour moitié à des candidats confirmés, et pour l’autre moitié à des jeunes diplômés. « Après nous être concentrés sur les profils expérimentés, nous avons rouvert cette année nos embauches aux jeunes », reprend Fanta Touré.
Deuxième cible des embauches du secteur, les techniciens. « Les techniciens supérieurs dans le domaine de l’électricité, de l’électromécanique ou de l’énergie nous intéressent », éclaire Christophe Séguy, tandis que Christophe Chenevat indique recruter des techniciens thermiciens issus de formation IUT ou IUP. Là encore, la répartition entre profils confirmés et jeunes professionnels est en général de moitié-moitié. Une conjoncture favorable qui se double d’une dernière bonne nouvelle : longtemps délaissé par les jeunes diplômés, plus enclins à s’orienter vers les travaux, le secteur du contrôle technique a réussi à surmonter son déficit d’attractivité. « Traditionnellement, les professionnels du BTP préfèrent les métiers du “ faire ” aux métiers du “ savoir ”. Mais le fait d’avoir effectué un travail de communication auprès des écoles a fait changer la donne », se réjouit Fanta Touré.

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