Entrepreneurs

Des métiers bouleversés

Mots clés : Etat et collectivités locales

La maison connectée révolutionne les rapports entre les acteurs, publics comme privés, collectivités, industriels comme prestataires. Les installateurs doivent valoriser leur rôle de conseil.

Un capteur détecte l’approche d’un intrus autour de la maison. Il déclenche l’allumage d’éclairages, mais aussi une séquence sonore de pré-alarme comme l’aboiement d’un chien (enceintes connectées Sonos). Mille et un objets connectés peuvent entrer dans ce schéma regroupant au même niveau équipements techniques, accessoires, gadgets…

Un lieu connecté, mais à quoi ?

L’évolution technologique, notamment l’ouverture des API au niveau du cloud, ouvre la voie à des solutions optimisées. Dans le cadre d’un scénario, un pot de fleurs connecté pourra faire profiter à d’autres objets de son capteur de température et de luminosité. Reste aux partenaires à valider entre eux la qualité et la fiabilité de l’information.

La maison connectée version 2017 s’éloigne de plus en plus de la domotique d’antan et s’ouvre aux services, en reliant la maison au smart-grid, aux livreurs (dépose des colis), à la ville (transports… ) et aux multiples prestataires (aide à la personne… ). À propos des serrures connectées, par exemple, Somfy a noué un partenariat avec le prestataire de services à domicile Shiva pour gérer les accès du personnel de maison. De même, gestionnaires et bailleurs de logements collectifs sont intéressés par le lien de communication, plus ou moins intrusif, qui facilite la gestion technique des locaux et s’assure du bon entretien des lieux (ventilation, chauffage… ).

Les données au centre du débat

À une échelle plus vaste, Dijon Métropole vient de passer un contrat de conception, réalisation, exploitation et maintenance d’un poste de pilotage connecté des équipements publics des 24 communes de son périmètre. À terme, la collectivité souhaite concrétiser un vrai open data : les citoyens auraient accès aux données de gestion de la ville, via une application sur smartphone.

Ces applications impliquent une réflexion sur la gestion et l’usage des données personnelles. Cette masse d’informations pourra servir aux usagers à analyser leur comportement, par exemple en comparant ses consommations d’énergie à situations familiales équivalentes à partir de données anonymisées. Mais ce qui semble un bon indicateur peut devenir un moyen pour inciter les usagers à donner accès à leurs données personnelles…

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Vous lisez un article de la revue MEI n° 5943 du 06/10/2017
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