Régions Châteauroux

Des logements sociaux sur la friche des 100 000 Chemises

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social

Châteauroux va définitivement tourner une page de son passé industriel : l’usine textile des 100 000 Chemises, fondée par Maurice Schwob en 1891 et qui a employé jusqu’à 700 ouvrières, va prochainement disparaître pour laisser place à des logements et des services. A l’abandon depuis sa liquidation en 2004, ses bâtiments, dessinés par l’architecte Henry Dauvergne, seront démolis au début de l’automne, à l’exception de deux des façades, classées, et de l’ancienne maison du directeur dont la conservation rappellera l’ancienne vocation industrielle du lieu.

Le projet est conduit par l’Opac 36, maître d’ouvrage, qui a racheté ce site de près de 1,3 ha en plein centre-ville en 1993, alors qu’il était encore occupé. L’office, qui gère environ 9 500 logements, va ainsi pouvoir proposer une offre mixte dans un nouveau quartier intégré au cœur de la cité, avec un fort parti pris paysager, puisque 30 % de la surface seront réservés aux espaces verts. Il y est prévu 64 logements sociaux, dont 41 logements individuels, principalement des T2 et des T3 en location et en accession. Il y aura également une maison de santé pluridisciplinaire de 400 m2 , des locaux d’une surface équivalente pour la Mutualité française, ainsi que 300 m2 de commerces. L’îlot sera connecté à la ville grâce à la conservation et à la prolongation de l’axe principal de circulation de l’usine, qui traverse déjà le site. Tous les parkings seront situés en surface.

Début des travaux à la fin de l’année. Pour mener à bien le programme, l’Opac 36, dont c’est la plus grosse opération, a mandaté l’agence d’architecture tourangelle Ivars & Ballet, qui a convaincu grâce à sa prise en compte des particularités du site. L’enveloppe financière est de 10,5 millions d’euros, dont 6,3 millions d’euros de travaux HT, 450 000 euros pour le désamiantage et plus de 800 000 euros pour les réseaux, voiries et espaces verts. Une fois la démolition achevée et le permis de construire validé, les premiers coups de pioche devraient avoir lieu avant la fin de l’année en vue d’une livraison en plusieurs phases à compter de la fin 2018 pour les locaux d’activités situés en façade sur la rue. La fin de l’opération, qui dépendra de l’avancement de la commercialisation des logements, est prévue pour 2021.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X