Territoires Aix-en-Provence

Des locaux tertiaires obsolètes rénovés avec un budget maîtrisé

Dans le Pays d’Aix, sur plus de 112 000 m² de bureaux disponibles sur le marché, plus de 70 000 m² sont constitués de locaux de seconde main (source : BNP Paribas Real Estate). Une offre qui, sans rénovation d’envergure (consommation, confort et adaptabilité des locaux, etc.), trouve difficilement de nouveaux utilisateurs. Dans la zone de la Robole, à Aix, les solutions mises en œuvre pour réhabiliter un bâtiment tertiaire R + 2 des années 1980 de 1 300 m², occupé par la filiale eau d’Egis, apportent la démonstration qu’il est possible, avec un budget d’investissement maîtrisé, de transformer radicalement des locaux hier obsolètes. Porté par la SCI Robole, ce projet entre dans une deuxième phase d’aménagement avec le remplacement de la PAC air/eau, la réfection des circuits de distribution, le remplacement des ventilo-convecteurs. Un réaménagement des plateaux et des parties communes est également prévu. « Pour ce morne bloc béton rectangulaire de 40 m x 10 m, proche de la passoire thermique, j’ai choisi le principe de la double enveloppe : une isolation thermique par l’extérieur couplée à une maille d’aluminium habillant totalement ou partiellement les façades, selon leur exposition », explique l’architecte aixois Antonio Da Silva. Une solution complétée par le remplacement de toutes les menuiseries en PVC (une centaine) par des doubles vitrages en aluminium à rupture de ponts thermiques.

Légèreté et transparence.

Le changement architectural et l’amélioration des performances énergétiques sont saisissants. Une mantille blanche composée de cassettes en aluminium de 3 m x 1,2 m écartées d’environ 40 cm des façades, elles-mêmes protégées par un isolant en polystyrène, enveloppe désormais finement ce bâtiment mis en lumière la nuit par un éclairage LED. Les consommations énergétiques ont ainsi chuté sous le seuil de 50 kWh/m².an. « La difficulté était de concilier la double contrainte bioclimatique, apports solaires et apports lumineux, avec le confort et la protection des usagers par cette mantille », explique l’architecte.

Techniquement l’entreprise de métallerie, Pic Sa, basée en région lyonnaise, a dû mettre au point la bonne transparence de ces panneaux (une maille à 62 % de vide avec des perforations de 10 mm) et trouver les moules existants afin d’éviter la fabrication sur-mesure. Autre challenge, relevé par l’entreprise : la fixation des panneaux sur des tiges type couteau localisées au laser pour garantir une parfaite tenue au vent et un joint constant entre ces panneaux. L’ensemble de ces travaux sur la structure du bâtiment ont pu être réalisés dans une enveloppe de 350 000 euros HT.

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ENCADRE

Maître d’ouvrage : Sci Robole. Architecte : Da Silva Architecture ; Maître d’œuvre d’exécution : SLH Sud-Est ; BET thermique : Greenlogic. Entreprises : Aluminium Performances, Orsenigo, Pic Sa, etc.

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