Régions Bourgogne Franche-Comté

Des investissements à très haut débit

Mots clés : Béton - Monde du Travail - Télécommunications

8 stations thermales ont constitué la Fédération thermale du Grand Est, rejointe par le Grand Nancy en 2020.

+ 24,1 % Hausse en un an des autorisations de locaux non résidentiels en Bourgogne-Franche-Comté, à fin septembre 2016.

3 260 emplois dans l’industrie du béton dans le Grand Est et en Bourgogne-Franche-Comté, répartis sur 137 sites. Source : Cerib.

Alors que les nouveaux contournements routiers et échangeurs se font attendre, les projets de généralisation de la fibre optique avancent à grands pas dans l’ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté. La construction du réseau très haut débit dans la nouvelle région devrait apporter un regain d’activité, très attendu des entreprises de TP qui tirent la langue face à la raréfaction de leurs marchés traditionnels. En additionnant les enveloppes prévues dans les huit départements, ce sont près de 800 millions d’euros d’investissements qui sont prévus jusqu’au début des années 2020, rien que pour les projets sous maîtrise d’ouvrage des départements ou des syndicats mixtes qu’ils ont formés avec les intercommunalités. S’ajoutent les déploiements de réseaux pilotés et financés par Orange dans les zones concernées par l’appel à manifestation d’intentions d’investissement (AMII) de l’Etat. L’opérateur compte raccorder 337 communes de Bourgogne-Franche-Comté grâce à 688 000 prises, qui seront concentrées, pour l’essentiel, dans les principales agglomérations et zones économiques, autrement dit dans les espaces les plus denses.

Pressentant la fracture numérique, les départements se sont donc mobilisés pour organiser un déploiement similaire sur le reste de leurs territoires et le financer aux côtés de l’Etat, de la région, de l’Union européenne et des intercommunalités. « L’AMII concerne 15 % de notre population. Si nous ne faisions rien, les 85 % autres couraient un risque de marginalisation », note Yves Krattinger, président (PS) du conseil départemental de Haute-Saône, dont le syndicat mixte a lancé 83,6 millions d’euros d’investissements. « Notre objectif, c’est un même service en même temps pour tous », soutient Eric Koeberlé, président du syndicat mixte de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard qui interviendra de 2018 à 2022 dans les zones périphériques des deux agglomérations.

96 000 prises FTTH en Saône-et-Loire. La posture des collectivités les amène à privilégier, autant que possible, un raccordement direct de l’habitant à la fibre optique, à savoir la technologie FTTH (Fiber to the Home) également retenue par Orange pour « ses » zones. Ainsi, la Saône-et-Loire a fait de la pose de 96 000 prises FTTH entre la fin 2017 et 2020 la pièce majeure de son plan de 172 millions d’euros.

Dans cette course au numérique, certains ont pris un peu d’avance. A la fin de cette année, la Côte-d’Or aura lancé 19 millions d’euros TTC de marchés, sur un total de 73 millions prévus pour sa première phase de travaux. Le Doubs a déjà réalisé 50 % de sa première tranche de 48 millions HT. La seconde, d’un montant de 130 millions, démarrera en 2018. Dans la nouvelle région, les travaux seront essentiellement menés entre début 2017 et 2020. Ils consisteront en des tirages de câbles, des raccordements optiques, des installations de prises, etc. , et s’appuieront en priorité sur les réseaux existants (eau, électricité… ).

Concernant la maîtrise d’œuvre, plusieurs départements ont fait le choix, plutôt atypique, de la conserver en interne. Ainsi, l’Yonne mobilise ses équipes traditionnellement dévolues aux dossiers de routes et la Côte-d’Or met à contribution ses agences territoriales.

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