Actualité Cherbourg-Octeville

Des grues et des échafaudages partout

A Cherbourg, la rénovation urbaine est un vaste programme. Là-haut, à l’extrême nord du Cotentin, c’est tout une ville qui se reconstruit sur elle-même. Et pour cause : la cité des parapluies compte 50 % de logements sociaux. Le projet de développement de l’agglomération cherbourgeoise « Entre terre et mer » a été labellisé opération de renouvellement urbain (ORU) dès 2001. La convention signée l’année suivante concerne le centre-ville (secteurs de la gare et des Bassins) et le quartier périphérique de l’Amont Quentin, soit un périmètre de 160 hectares. Elle sera recadrée en 2007 par la signature de la convention Anru Cherbourg-Les Provinces, elle-même complétée en 2009 d’un avenant dans le cadre du plan de relance (129 millions pour l’ensemble). L’architecte-urbaniste Serge Renaudie est le maître d’œuvre de cette métamorphose.

Exigence architecturale

Le PRU prévoit 414 démolitions (toutes sur Amont-Quentin), 399 constructions (réalisées par Presqu’île Habitat, anciennement OPHLM de la communauté urbaine de Cherbourg) et 2 994 réhabilitations, lourdes pour la plupart et prises conjointement en charge par Presqu’île Habitat, la Semiac (SEM immobilière de l’arrondissement de Cherbourg) et la SA HLM Les Cités cherbourgeoises. A ce jour, 303 démolitions ont été opérées. Une barre de 111 appartements reste à détruire, ce sera chose faite en 2012. Au niveau de la reconstitution de l’offre, 80 logements ont déjà été livrés. 140 constructions supplémentaires ont démarré. Enfin, 447 réhabilitations sont terminées et 708 autres sont en cours. « Nous sommes dans les temps », précise Marion Plaine, chargée de mission Renouvellement urbain à la communauté urbaine. En arrière-plan, la volonté du député-maire Bernard Cazeneuve (PS) d’élever l’exigence architecturale et les standards de confort du logement social. Les livraisons récentes de 30 duplex avec jardin ou terrasse des Hauts de Quincampoix (maître d’œuvre : cabinet Charpentier/Caen) et de la résidence classée « très haute performance énergétique » de l’impasse Tellier (maître d’œuvre : Metivier/Cherbourg) en sont les meilleures illustrations.

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