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Des grands travaux pour mériter le titre de palace !

Mots clés : Architecte - Architecture - Tourisme

BRISTOL

Rue du Faubourg- Saint-Honoré

Création : 1925

Nombre de chambres et suites : 195

Propriétaire (depuis 1978) : groupe Oetker (Allemagne)

Montant des travaux à réaliser : au moins 13 millions de francs par an (400 millions ont été investis au cours des années 80, les dernières créations concernant le fitness center, le business center, un atelier de beauté et l’aménagement de plusieurs suites, dont une de 300 m2).

CRILLON

Place de la Concorde

Création : 1909

Nombre de chambres et suites : 163

Propriétaire : société du Louvre (famille Taittinger)

Montant des travaux à réaliser : environ 200 millions de francs au cours des trois prochaines années (rénovation de l’ensemble des chambres et suites, mise aux normes de toutes les circulations, maintenance/entretien, etc.).

GEORGE V

Avenue George-V

Création : 1928

Nombre de chambres et suites : 265

Propriétaire (depuis novembre 1996) : Prince Al-Waleed (Arabie saoudite)

Montant des travaux à réaliser : près de 350 millions de francs.

DESSIN : Projet de la façade du Georges V (architecte R.Martinet)

PLAZA-ATHENEE

Avenue Montaigne

Création : 1911

Nombre de chambres et suites : 206

Propriétaire : Hassanal Bolkiah, sultan de Brunei, qui vient de racheter cet hôtel 420 millions de francs (il a également acquis le Meurice pour une somme avoisinante)

Montant des travaux à réaliser : plus de 100 millions (le programme devrait être annoncé en octobre prochain).

RITZ

Place Vendôme

Création : 1898

Nombre de chambres et suites : 187

Propriétaire (depuis 1979) : Mohammed el Fayed (Egypte)

Montant des travaux (réalisés) dans les années 1985-1990 : près d’un milliard de francs (rénovation de l’ensemble des chambres, création d’un superbe club de remise en forme avec piscine, sauna, hammam, jacuzzi, etc.

ENCADRE

Richard MARTINET Une soixantaine d'hôtels à son actif

Architecte installé dans le XIVe arrondissement de Paris, Richard Martinet, 48 ans, est aussi modeste que productif. Bien qu’ayant déjà à son actif la construction ou la rénovation de plus d’une soixantaine d’établissements hôteliers (dont le Sheraton de Roissy, le Grand Hôtel de Cabourg, le Disneyland de Marne-la-Vallée, le Central Hôtel de Nantes et de nombreux cinq étoiles à l’étranger), il n’hésite pas à déclarer : « j’ai eu la chance de « croiser » plusieurs projets qui ont plutôt bien marché ; d’où la spécialisation de l’agence dans le tourisme en général, l’hôtellerie en particulier ».

Le cabinet de Richard Martinet, Vincent Bayle et Philippe Fombeur emploie aujourd’hui une bonne quinzaine de personnes. Il y a quelques années, les effectifs étaient deux fois plus importants. Aujourd’hui, près de la moitié du chiffre d’affaires est réalisé à l’international, en particulier dans les pays du Moyen-Orient (en Jordanie notamment, pour le compte des chaînes Sheraton et Hilton), en Ulster (Irlande du Nord), en Turquie, etc.

Ce qui n’empêche pas Richard Martinet, qui est né en Algérie mais qui vit à Versailles depuis une trentaine d’années, de réaliser d’importantes opérations dans l’Hexagone, en particulier à Paris et en première couronne. C’est en effet son agence qui a été chargée de concevoir la rénovation-restructuration du George V. C’est également elle qui aménage un hôtel de 180 chambres rue Boissy-d’Anglas (plus de 110 millions de francs de travaux) et qui transforme le Club Med de Neuilly en un établissement quatre étoiles de 300 chambres (sous l’enseigne Ramada Renaissance).

Persuadé que les grandes chaînes internationales souhaitent désormais tourner le dos à la standardisation, Richard Martinet n’est pas un partisan forcené du « grand geste architectural », pour reprendre son expression. « Parfois, note-t-il, il faut se contenter d’une intervention douce, à l’image de ce que nous allons faire au George V où, avec le décorateur Pierre-Yves Rochon, nous n’avons pas l’intention de « trahir » l’oeuvre des deux architectes qui ont construit ce palace à la fin des années 20, C. Lefranc et G. Wybo ».

Ce qui ne l’empêche pas, bien sûr, d’être particulièrement fier du complexe hôtelier et de loisirs de plus de 100 millions de dollars qu’il est en train de construire à Amman, capitale de la Jordanie, pour le compte d’un consortium international GMH.

Egalement ingénieur civil des Ponts et Chaussées, Richard Martinet ne manque jamais une occasion de rappeler qu’il a eu Bernard Huet comme professeur et que c’est grâce à son enseignement « qu’il est aujourd’hui en mesure de tirer convenablement son épingle du jeu, malgré une concurrence internationale de plus en plus vive »

PHOTO : Richard MARTINET

ENCADRE

Gérard DOCQUIER Profession : tapissier- décorateur de palaces

« Je suis plus un ensemblier qu’un tapissier-décorateur. Ce que j’aime par dessus tout, c’est coordonner les différents volets d’un chantier et servir de lien entre ébénistes, décapeurs, patineurs, tapissiers, traiteurs – anti-tache – du tissu, etc. si l’on prend l’exemple d’une chaise ou d’un fauteuil », remarque Gérard Docquier. Tapissier-décorateur attitré du Bristol qui représente aujourd’hui beaucoup plus de la moitié de l’ensemble de son chiffre d’affaires.

Installé à Gouvieux (Oise), Gérard Docquier, 44 ans, a travaillé dans une agence d’architecture et de décoration après avoir obtenu son diplôme de l’Ecole Boulle. Il se met ensuite à son compte et, assez vite, réussit à remporter des marchés dans des établissements hôteliers prestigieux : George V, Royal-Monceau, Meurice, Scribe et, depuis 1981, Bristol. Pendant quelques années, son « atelier » emploie une douzaine de personnes. La crise du golfe l’oblige à changer son fusil d’épaule et à devenir ensemblier.

PHOTO : Gérard DOCQUIER

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