Architecture Charpente en bois

Des connexions innovantes

Le chapiteau comprend une structure primaire en poutres treillis de hauteur variable (de 60 cm à 6,50 m), qui suivent la circonférence, et une structure secondaire composée de 52 poutres brisées rayonnantes en escaliers, les « boomerangs ». Ceux-ci portent le plancher en panneaux de bois lamellé croisé ( cross-laminated timber, CLT), supportant la rampe qui s’enroule jusqu’au sommet de l’édifice, et sont liaisonnés aux poutres treillis. « L’ensemble poutres treillis, boomerangs, panneaux forme un diaphragme de contreventement rigide », décrit Jean-Marc Weill, ingénieur chez C & E Ingénierie. Les boomerangs, de 90 cm de haut et jusqu’à 45 m de long, ont été réalisés en deux ou trois pièces de lamellé-collé. Les éléments usinés ont été assemblés par 9 500 tiges scellées à la résine. Cette technique non traditionnelle, qui permet une connexion invisible, n’est pas couverte par l’Eurocode 5, norme de calcul des structures bois. Elle a fait l’objet d’une appréciation technique d’expérimentation (Atex). Les morceaux de boomerangs, préassemblés par parties, ont été livrés prêts à poser. Ils reposent, au sommet du chapiteau, sur le fût central en résille, pour certains sur les poteaux intermédiaires en béton et, à la périphérie, sur des poteaux articulés en tête et en pied pour permettre la dilatation d’ensemble de la toiture.

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