Territoires Grand Est

Des clusters à la pointe du BTP durable

Mots clés : Entreprise du BTP

Le pôle Fibres-Energivie d’Alsace-Lorraine et le cluster Eco-chantiers de Franche-Comté placent l’Est en pointe dans le mariage du BTP et de l’environnement, par la mise en relation qu’ils opèrent entre la recherche, les industriels et les entrepreneurs.
Seul pôle de compétitivité français dédié au bâtiment durable, Energivie s’est uni à son homologue Fibres début 2015. « Nous ajoutons ainsi les matériaux bas carbone à notre champ d’action, sans exclusive : le béton y a sa place au même titre que le bois ou les isolants biosourcés. Ainsi, la “ filière minérale vient de susciter un groupe de travail qui réunit toute la chaîne de valeur de la construction pour lui trouver des voies innovantes », souligne Jean-Luc Sadorge, directeur général du pôle.
Depuis leurs débuts respectifs en 2005 et 2010, Fibres et Energivie ont labellisé 313 projets déclencheurs de 360 millions d’investissements en R & D. Plusieurs de leurs thématiques récentes intègrent l’objectif de bâtiment durable : économie circulaire, smart grids, maquette numérique autour d’un club BIM préfigurateur de chantiers expérimentaux en 2016, assurabilité des innovations avec le CSTB.
Animé par la FRTP, le cluster Eco-chantiers de Franche-Comté s’apprête à éditer un guide pédagogique de réutilisation des mâchefers. Il développe actuellement deux projets de développement durable appliqué aux travaux publics.
Financé principalement par l’Ademe, Valo CQFD n’attend plus qu’un premier chantier d’enfouissement de réseaux électriques pour valider les conclusions positives en laboratoire sur la réutilisation des matériaux excavés en remblais de tranchées. Réalisés par l’Université de Lorraine et le centre de R & D d’Eurovia, les travaux démontrent qu’un traitement de ces éléments recyclés à la chaux ou avec un liant hydraulique apporte les mêmes caractéristiques thermiques, mécaniques et hydriques qu’un matériau neuf. « La chaleur générée par un câble électrique est correctement dispersée dans le sol », précise Eric Vermot, président du cluster et directeur général de l’entreprise du même nom, filiale d’Eurovia. Le but est d’obtenir un compactage des matériaux qui puisse supporter le trafic routier.

La géothermie contre le givre.

L’expérimentation « Route du futur » veut, quant à elle, démontrer l’intérêt de la géothermie pour dégivrer les routes. Sur un parking test dans le Haut-Doubs, des tuyaux puisent la chaleur du sol à 1,50 m de profondeur, puis la remontent dans une série de serpentins posés dans la couche d’enrobé. Des capteurs d’humidité et de température installés dans la couche de roulement déclenchent une pompe à chaleur en période de gel. Le cluster dressera le bilan fin 2016. « La valorisation de la chaleur souterraine permettrait d’éviter le sel de déneigement sur les routes et d’équiper les pistes d’aéroports », indique Eric Vermot. En version été, la pompe à chaleur se connecte à un bâtiment afin de le rafraîchir.

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