Architecture Technique Réparation

Des bassins en béton sous protection électrochimique

Mots clés : Béton - Établissements sportifs couverts - Produits et matériaux

Pour remédier aux fuites de plusieurs piscines, le propriétaire d’un centre aqualudique à Saint-Paul-lès-Dax (Landes) fait appel à la protection cathodique galvanique par anodes sacrificielles en zinc.

Depuis début janvier, la société Thermes Adour et ses nouveaux actionnaires, propriétaires du centre aqualudique Sourcéo à Saint-Paul-lès-Dax (Landes), restaurent l’équipement construit en 1997 pour l’ouvrir au public avant l’été.

Lors du rachat en 2014, le nouveau propriétaire a passé en revue l’équipement. « Les trois bassins principaux fuyaient depuis de nombreuses années. Le chlore présent dans l’eau a eu le temps de faire son travail de sape, contaminant le béton support des bassins et des plages, en plancher haut du local technique inférieur, et entraînant la corrosion des armatures métalliques. La stabilité de l’ouvrage était en jeu », raconte Patrick Manic, directeur technique de Thermes Adour. Il décide d’étayer les bassins, puis lance un premier diagnostic de la structure qui confirme les importantes dégradations du béton armé dues à la corrosion et à la présence significative de chlorures. Il conclut à la nécessité d’une réparation classique et d’une protection électrochimique des structures.

Nouveau diagnostic.

Au printemps 2015, le maître d’ouvrage fait appel à Arnaud Dubosc, responsable de l’agence d’Anglet du bureau d’études Oteis BEFS, spécialisé en réparation et protection cathodique du béton armé. Un nouveau diagnostic portant à la fois sur l’activité électrochimique et sur l’aspect structurel permet, via des sondages et des mesures de chlorures complémentaires, de cibler les zones à réparer et de dimensionner le traitement électrochimique nécessaire. A l’issue de ce processus, le maître d’œuvre préconise la protection cathodique galvanique par anodes sacrificielles en zinc, une méthode qui protège des ravages du sel les ouvrages d’art en montagne et en bord de mer. Par un phénomène électrochimique, le procédé inverse la corrosion en connectant l’armature métallique à des anodes de zinc reliées entre elles par un fil électrique et noyées dans le béton.

Le lauréat de la consultation d’entreprises, R3S, associé à BAM, intervient en partenariat avec le fournisseur ParexLanko. « Nous avons fait 4 000 percements, posé 5 000 anodes, ainsi que 10 à 15 t de mortier et de micro-béton pour traiter de façon curative et préventive près de 1 200 m² de surface développée de béton, soit environ 20 % de la surface totale », précise Stéphane Panin, président de R3S France. L’opération s’accompagne de différentes campagnes d’essais, dites de cartographie potentielle, pour contrôler le fonctionnement du système : au diagnostic, au démarrage des travaux à la réception. Elle aura mobilisé plus de la moitié des quatre mois de chantier. La réparation et la protection du béton armé représentent respectivement 60 % et 40 % du montant du lot gros œuvre.

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ENCADRE

Maître d’ouvrage : Thermes Adour. Maître d’œuvre : Oteis BEFS. Entreprises : R3S (protection cathodique) ; BAM (réparation du béton armé). Fournisseur : ParexLanko. Surface traitée : 1 200 m². Anodes utilisées : 792 Galvashield XP2 ; 794 Galvashield CC65 ; 795 Galvashield CC100, en comptant les kits de connexion et les mortiers de liaison adaptés ; 735 Lankorep rapide. Coût de l’opération : 550 000 euros HT (réparations et protection du béton armé) et divers gros œuvre. Durée du chantier : 4 mois.

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