Architecture Géosynthétiques

Dépolluer les boues de dragage

Du statut de déchet à celui de ressource… Depuis la fin 2016, un projet de recherche vise à mettre au point des géosynthétiques innovants destinés à valoriser les sédiments de dragage, souvent jetés au rebut. Tous les gestionnaires de sédiments non dangereux et non inertes – tels que les déblais (ou boues) issus du dragage des cours d’eau et des ports – sont confrontés à la même difficulté. La gestion de ces matériaux est strictement encadrée par la réglementation « déchets », laquelle oblige notamment à les traiter dans des centres de stockage dédiés. Une démarche souvent contraignante et parfois coûteuse.

Dénommé Valssinnov, ce programme de recherche et développement est animé par un consortium regroupant Voies navigables de France, la société d’ingénierie Antea Group, Vinci Construction Terrassement, l’industriel Afitex et l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. « Notre objectif est de développer un géo-composite de drainage qui piège les polluants – hydrocarbures, métaux lourds, etc. – contenus dans les sédiments. Une fois ces derniers déposés sur le géosynthétique, la pollution est capturée, durant plusieurs mois, soit par des filtres, soit par électro-osmose. L’eau propre est ensuite rejetée dans le milieu par des drains, tandis que le géosynthétique souillé est envoyé en centre de stockage comme déchet », résume Daniel Pierre, directeur de la recherche et de l’innovation d’Antea Group. Les résultats sont attendus pour 2019, avec en ligne de mire la création d’une filière de recyclage des boues de dragage.

Schéma de principe du géocomposite drainant et dépolluant développé dans le cadre du projet de recherche Valssinnov.

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