Régions

Delta du Rhône 225 km de digues à conforter et surveiller

Mots clés : Réglementation des marchés

La validation par le tribunal administratif de Marseille de la déclaration d’utilité publique (DUP) portant création de la digue Nord d’Arles a récemment donné un coup de projecteur aux missions du Symadrem. Le Syndicat mixte interrégional d’aménagement des digues du delta du Rhône et de la mer a en charge, pour le compte de deux régions, deux départements, quatre communes des Bouches du Rhône et onze communes du Gard, l’entretien et la gestion de 225 km de digues.

Programme de 182 millions d’euros de travaux

Qu’il s’agisse de digues fluviales en terre (Rhône et Petit-Rhône rive droite de Beaucaire à la mer, Petit-Rhône rive gauche d’Arles à la mer, Grand Rhône rive droite et rive gauche d’Arles à la mer), de digues fluviales en maçonnerie (banquette de Beaucaire, quai de Tarascon et digue de la Montagnette, quais du Rhône dans la traversée d’Arles) et de la digue à la mer du Rhône vif à l’ouest de l’embouchure du Petit-Rhône au vieux Rhône à Salin de Giraud, les missions du Symadrem concernent principalement le confortement des digues et des quais, l’entretien des digues et des quais et la surveillance et les interventions en période de crue.

Dans ce cadre, un programme de travaux de 182 millions d’euros pour la période 2007-2013, sous maîtrise d’ouvrage du Symadrem, a été élaboré. Un investissement de 42 millions d’euros a déjà été engagé (37 millions de travaux et 5 millions d’euros d’études).

Sur la feuille de route du Symadrem, figurent notamment les chantiers de la digue du Petit-Rhône (0,8 million d’euros HT), des quais de Tarascon et la digue de la Montagnette (2 millions d’euros HT), la digue nord (5 millions d’euros HT) des quais d’Arles avec la continuité de la protection amont et aval (20 millions d’euros HT), du tronçon Beaucaire-Tarascon (23,4 millions d’euros HT) puis, au-delà de 2011, les travaux du décorsetage (déplacement en recul des digues pour limiter leur érosion en période de crues du fleuve) du Petit-Rhône (46 millions d’euros HT pour la première phase), du Grand Rhône (18 millions d’euros pour la première phase).

Système d’information informatisé

A ces chantiers d’importance, s’ajoute pour le Symadrem la charge tout aussi capitale de la surveillance des digues. Le Système d’information à références spatiales digue (SIRS) est au cœur de cette mission. La connaissance fine de l’état des digues et leur suivi dans le temps sont l’une des composantes de la gestion intégrée des vallées fluviales endiguées contre le risque d’inondation.

Ce système d’information informatisé permet de gérer les données sur les différents composants du système « digue » : structure et géométrie, ouvrages hydrauliques, réseaux de communication, de flux et d’énergie, désordres, historique des crues… Cet outil a été optimisé en 2008 par une campagne de relevés topographiques héliportés à basse altitude.

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