Technique et chantier

Délicat montage d’une attache rapide orientable

Travaux urbains. Longtemps restées confidentielles, les attaches rapides orientables semblent séduire de plus en plus les Français. Les équipes techniques de Payant, concessionnaires Volvo en Rhône-Alpes, viennent d’en installer trois.

Les attaches rapides orientables sont des accessoires qui se placent entre le balancier d’une pelle et le godet. Elles se composent d’une couronne de rotation, de vérins d’inclinaison et d’un système hydraulique de dépose et de préhension du godet. Elles permettent ainsi de changer rapidement de godet sans descendre de la cabine, de le tourner dans tous les sens et de l’incliner à droite ou à gauche jusqu’à 45°. Très apprécié en Scandinavie, cet accessoire présent sur le marché français depuis une dizaine d’années a eu du mal à s’y imposer. Mais avec 300 unités vendues l’année dernière, toutes marques confondues, il semblerait qu’il ait enfin trouvé son public. Volvo France y croit, et propose en exclusivité les modèles de la marque Steelwrist. Le réseau se trouve donc confronté à cette nouvelle offre, comme Payant, concessionnaire Volvo en Rhône-Alpes, qui vient d’en monter trois sur des pelles ECR235D destinées à Vinci Construction Terrassement. « C’est la première fois que j’installe des Steelwrist. C’est une opération délicate qui prend environ trois jours par machine », témoigne Frédéric Vincent, préparateur chez Payant. Deux nouveaux mouvements s’ajoutent à la cinématique de la pelle : la rotation et l’inclinaison du godet. Ils se commandent au joystick, d’où l’obligation de remplacer celui d’origine par un modèle enrichi de nouveaux boutons — à noter que Volvo propose, depuis peu, d’installer un tel joystick en usine. Pour piloter son godet avec précision, la couronne de rotation et les vérins d’inclinaison doivent être connectés à une alimentation hydraulique proportionnelle, d’où l’installation d’un bloc d’électrovannes progressives sur la ligne auxiliaire qui devra, bien sûr, être réglée à la bonne pression et au bon débit. Accessoire assez évolué, le Steelwrist bénéficie d’un contrôle électronique nécessitant néanmoins de tirer une ligne électrique jusqu’au bout du balancier, et de la raccorder au circuit général. « C’est l’étape la plus longue », admet Frédéric Vincent. De cette ligne remonteront et partiront des informations vers un boîtier électronique dédié. C’est à lui que sont connectés l’attache orientable, le joystick et l’écran de contrôle propre à l’accessoire. Ce système autonome doit quand même être raccordé à l’ordinateur embarqué de la machine à paramétrer de manière à prendre en compte la présence de l’accessoire et les modifications apportées à l’hydraulique auxiliaire. Une opération simple mais qui nécessite un accès au code informatique de la machine.

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