Management et prévention santé au travail

Delamare déclare la guerre aux troubles musculo-squelettiques

Et si les employeurs avaient tout à gagner à s’attaquer aux troubles musculo-squelettiques (TMS) ? En témoigne l’exemple de Delamare, entreprise de couverture-plomberie de Pantin (Seine-Saint-Denis), qui renforce sa démarche de prévention. Cette société de 43 salariés, spécialisée dans l’entretien et la rénovation, se saisit du sujet au début des années 2000. « Mais sans le formaliser, explique Thierry Renaud, directeur général. Notre démarche était incluse dans le pack prévention de l’entreprise lié à l’analyse des risques et au document unique. » Delamare passe ainsi à la vitesse supérieure en 2009. Le diagnostic d’un conseiller de l’organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP) permet de pointer certains risques de TMS. Avec l’appui du groupe Balas auquel elle appartient, l’entreprise bâtit alors un plan d’actions. A commencer par de nouveaux investissements pour du matériel et des outils adaptés (treuils, appareils de levage…).

Alléger les salariés

«Désormais, pour éviter aux salariés des fatigues inutiles, nous anticipons en amont de chaque chantier les expositions aux risques liées à la manutention et aux modes opératoires, en adaptant les moyens à mettre en œuvre, ajoute le chef d’entreprise. Et ce en associant les salariés, pour les amener à être eux-mêmes des animateurs de la prévention et de la sécurité dans l’entreprise. » L’idée : permettre aux plus jeunes de ne pas développer de pathologies, et aux plus anciens de terminer leur carrière dans les meilleures conditions. Sans angélisme toutefois. « Bien sûr, le bâtiment reste un travail dur, un travail de force, nuance Thierry Renaud. Nous ne pouvons pas tout mécaniser comme dans l’industrie. » Reste que pour l’entreprise, les retours sur investissement ne se font pas attendre. « Face à la nécessité d’évoluer dans un monde qui bouge pour une entreprise centenaire comme la nôtre, cette approche des TMS nous permet aussi de valoriser notre image et de nous démarquer par rapport aux clients », se réjouit le dirigeant. A la clé aussi, un gain de temps et donc de productivité et une baisse des taux de cotisation accidents du travail. Pas question ainsi pour Thierry Renaud de laisser retomber cette dynamique. « Rien n’est figé ! Chaque nouveau chantier nous confronte à de nouveaux risques, et donc à de nouvelles mesures correctrices à apporter. »

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