Territoires Toulouse Métropole

Début des appels d’offres pour le parc des expositions

Les parcs des expositions ont la cote. A Nice, la métropole prévoit d’installer un parc des expositions d’une surface couverte de 70 000 m2 sur l’actuel terrain d’intérêt national, à deux pas de l’aéroport avec une desserte par le tramway. Pour l’heure, elle en étudie les différentes possibilités de financement. Il pourrait être lancé courant 2019. A cette date, le parc des expositions (PEX) de Toulouse Métropole, situé au nord-ouest de Toulouse dans les communes de Beauzelle et d’Aussonne, sera prêt à entrer en service. D’une taille équivalente à celui de Nice avec un centre de conventions de 15 000 m2, proche de l’aéroport, desservi par une ligne de tramway prolongée à cette occasion, l’équipement, conçu par un groupement de maîtrise d’œuvre conduit par OMA, va générer 227 millions d’euros de travaux qui s’échelonneront jusqu’en 2020 : 177,5 millions pour les bâtiments, 31,5 millions pour les infrastructures et voiries, 18 millions pour le tramway. Les appels d’offres portant sur les 27 premiers lots (réalisation notamment des halls et du parking-silo) vont sortir au 1er trimestre 2016. Les prochains seront lancés en octobre 2016 pour la 2e phase du chantier : halle des conventions, tramway et ses infrastructures, aménagements paysagers…

Optimisation du foncier.

Réalisé sous maîtrise d’ouvrage déléguée de la SPLA (Société publique locale d’aménagement)Europolia, dont sont actionnaires l’ex-conseil régional de Midi-Pyrénées et Toulouse Métropole, le PEX est un projet ancien. Lancé en 2007 pour remplacer un parc des expos vieillissant au centre de Toulouse, il a été finalisé sous le mandat de l’ancien président de la métropole toulousaine, le socialiste Pierre Cohen. Son successeur, Jean-Luc Moudenc (LR) a pris le temps de l’étudier, notamment pour diminuer la contribution financière de Toulouse Métropole. Le conseil régional de Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées et le conseil départemental de la Haute-Garonne apportent aujourd’hui chacun 45 millions d’euros de subventions. Sont aussi attendus 22 millions d’euros de recettes de Tisséo, syndicat mixte des transports en commun de l’aire urbaine toulousaine. Grâce au travail d’optimisation du foncier, Europolia a pu dégager une vingtaine d’hectares sur les 100 mobilisés par le projet. « Nous finalisons actuellement le plan-guide d’aménagement. L’idée est d’accueillir des services, des commerces, de l’hôtellerie avec le PEX comme navire amiral », déclare Anne Fraisse, directrice du projet chez Europolia. Un investisseur du Qatar serait sur les rangs pour construire un hôtel.

Pour Marc Doncieux, dirigeant d’Europa Organisation et référent du dossier « Toulouse destination, congrès, salons et événements », le PEX « est un projet structurant attendu par le monde économique pour enfin doter le territoire d’un outil capable d’accueillir des manifestations nationales et internationales dignes d’une métropole du XXIe siècle. » Le gestionnaire du futur PEX GL Events attend 850 000 visiteurs par an et 9 500 exposants, soit des retombées économiques estimées à 220 millions d’euros.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X