Architecture Technique Maintenance

Dans les coulisses du parc zoologique de Paris

L’équipe d’entretien a deux missions essentielles : traiter l’eau et entretenir les dispositifs de contention des animaux.

Le parc zoologique de Paris a rouvert en avril 2014 après deux ans et demi de restructuration lourde dans le cadre d’un partenariat public-privé de vingt-cinq ans entre le Muséum national d’histoire naturelle et un groupement mené par Bouygues Construction. Aujourd’hui, Bouygues Energies & Services assure l’entretien et la maintenance du parc, en étroite collaboration avec les 48 soigneurs. Car le bien-être des animaux est au centre de leurs préoccupations, ainsi que la sécurité des visiteurs.

Dans les coulisses du zoo, une équipe de neuf personnes s’active, sous la conduite d’Alexandre Strubel, chef de projet. Outre la gestion de la billetterie et le nettoyage des 4 km de cheminements des visiteurs, l’équipe est surtout occupée à la gestion du traitement de l’eau, pour les bassins accueillant des animaux, et à l’entretien des équipements de sécurité pour la « contention » des différentes espèces, autrement dit les dispositifs destinés à empêcher les animaux de s’échapper et les visiteurs de s’approcher. Il y a en effet très peu de barreaux dans le zoo. Ce sont le plus souvent des fossés et de discrètes clôtures électriques qui assurent la sécurité. Chaque matin, les soigneurs testent les clôtures et alertent les techniciens en cas de dysfonctionnement. Dans les espaces dédiés aux fauves (jaguars, pumas, lions, lynx), un système complexe de sas avec serrures et clés conditionnelles, qui ne peuvent être actionnées que les unes par rapport aux autres selon un scénario précis, empêche le soigneur de se retrouver face à l’animal.

Eau adaptée à chaque espèce.

L’eau pour l’arrosage des végétaux du parc et les bassins des animaux est puisée dans la nappe phréatique au moyen de deux forages de 90 m et 113 m. Chargée en fer, elle subit un premier traitement de déférisation avant d’être stockée dans deux réservoirs de 1 200 m3 et 800 m3, logés dans le grand rocher emblématique du zoo. Elle est ensuite distribuée aux différents points d’usage. Dans le sous-sol de la grande serre, l’eau des bassins subit des traitements spécifiques dans des unités de filtration mécanique et biologique. Aucun traitement au chlore ou autre produit chimique agressif n’est permis. Les caractéristiques de l’eau sont adaptées à chaque espèce. Ainsi, dans le bassin de 600 m3 occupé par deux lamantins de 600 kg, l’eau est chauffée à 20 °C par un échangeur à plaques. Des pompes de brassage et un compacteur de déchets végétaux évitent que les filtres soient bouchés par des restes de salades, mets favori de ces herbivores.

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