Territoires Val-de-Marne

D’ici à 2025, le Marché international de Rungis va investir un milliard d’euros

Le Marché international de Rungis va investir sur 2016-2025 1 milliard d’euros à parts sensiblement égales entre le gestionnaire du marché, la Semmaris (510 millions d’euros), et les entreprises du site. Objectifs de ce plan décennal « Rungis 2025 » : soutenir la croissance à long terme du marché de Rungis, en assurer la pérennité et exporter son savoir-faire (deux contrats ont d’ores et déjà été signés avec Dubaï et avec Moscou).

« La prolongation jusqu’en 2050 de la mission de la Semmaris nous a permis de débloquer nos capacités d’investissement et d’offrir aux 1 200 entreprises du site la visibilité nécessaire au développement compétitif de leurs activités », explique Stéphane Layani, P-DG de la Semmaris. Satisfaction aussi des professionnels, comme Christian Pépineau, président d’Unigros, qui représente l’ensemble des grossistes : « Cette lisibilité jusqu’en 2050 permet ces investissements. Jusqu’à récemment, nous étions dans une impasse avec une date butoir en 2034 : pour une entreprise, c’était trop peu pour investir dans une installation lourde. Nous travaillons désormais sur l’avenir. »

264 000 m2 de constructions neuves.

Tous les secteurs bénéficieront de ce programme d’investissement. Il prévoit la construction de 264 000 m², la démolition de 132 000 m² et la réhabilitation de 88 000 m². Les premiers chantiers concernent la construction d’un nouveau bâtiment pour le secteur du porc, la restructuration du secteur horticulture et décoration, la création d’entrepôts pour des acteurs de la logistique du dernier kilomètre, la réhabilitation d’entrepôts plus anciens, la poursuite des engagements en termes de développement durable et d’empreinte écologique. « Les professionnels ont bien noté que, dorénavant, il n’y a plus des secteurs séparés mais une synergie constituant le dynamisme du marché de Rungis », précise Christian Pépineau.

Premier engagement du plan « Rungis 2025 » : le projet de construction d’un nouveau bâtiment dédié à la commercialisation du porc. Courant 2018, les entreprises du secteur disposeront d’un outil de près de 13 000 m² permettant des activités de découpe, de prestations logistiques et de vente de produits accessoires. Une dizaine d’entreprises, toutes activités confondues, seront accueillies. Avec ce nouveau bâtiment aux dernières normes sanitaires et environnementales, il s’agit, selon Stéphane Layani, de « valoriser la production porcine française auprès de clientèles professionnelles très diverses en quête d’offres de produits et de prestations de service haut de gamme ». Montant de l’investissement : 24 millions d’euros.
Selon Christian Pépineau, « ce plan décennal n’est pas une fin : c’est une ouverture qui pourra se prolonger par d’autres investissements, peut-être un peu moins lourds mais qui continueront ».

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X