Territoires Paris

Cure de jouvence pour la Maison des sciences de l’Homme

La Maison des sciences de l’Homme, boulevard Raspail, aura fait peau neuve fin 2016. L’opération vise à sécuriser (désamianter) et à réhabiliter un grand bâtiment (R + 9) et un plus petit (R + 4). Conçue par les architectes Lods, Depondt, et Beauclair, construite de 1968 à 1970, la Maison des sciences de l’homme, manifeste de l’architecture métallique des années 1960, compte plusieurs réalisations innovantes : structure métallique, planchers en béton précontraint, façade en mur-rideau doté de volets mobiles extérieurs. « Outre l’assainissement du bâtiment par désamiantage, terminé depuis fin 2014 après quinze mois de chantier, les travaux visent à optimiser les surfaces. Objectif : offrir un meilleur confort, une climatisation moderne et une acoustique convenable aux 750 personnes que le bâtiment peut accueillir », explique Thierry Duclaux, directeur général de l’Epaurif, maître d’ouvrage. Avec l’utilisation des sous-sols, on passe d’une surface SDP de 14 765 m² à 16 430 m². Seront aménagés des bureaux pour les chercheurs, des salles de cours et de réunion, un auditorium en sous-sol, un restaurant. Un espace de co-working créé à chaque étage (R + 1 à R + 8), donnera sur le bel escalier monumental « Chambord ». Trois institutions se partageront l’immeuble : la Fondation de la Maison des sciences de l’Homme, l’Ecole des hautes études en sciences sociales, l’Ecole pratique des hautes études.

Un projet expérimental.

Morceau de bravoure : la restauration de la façade en aluminium. « C’est un projet expérimental. On a fait, jusqu’ici, assez peu de restauration de bâtiment des années 1960 avec cette technicité de façade », fait valoir François Chatillon, architecte en chef des Monuments historiques, mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre (1). Le protocole de restauration consiste à démonter les quelque 1 050 modules de la façade et à les tremper dans des bains à ultrasons pour éliminer crasse et poussières. Les volets, plus sales encore, seront nettoyés à pression raisonnable avec un mélange à base de bicarbonate de soude. « D’après nos premiers essais, nous récupérons la blancheur originelle de l’aluminium. Nous avons bon espoir de retrouver une très belle façade », poursuit François Chatillon. Après nettoyage, et avant remontage, les modules – dont 95 % seraient a priori en bon état – seront dotés de joints neufs et de nouveaux vitrages. « On procède actuellement à des travaux de curage de matériaux non pollués, à un déplombage et à un sablage jusqu’en avril. Les entreprises seront choisies en juin pour un début de travaux dans la foulée. Nous avons élaboré un calendrier permettant de bien séquencer le chantier désamiantage et le chantier réhabilitation sans perdre de temps », précise Nicolas Blondeau, directeur de la construction à l’Epaurif. Coût, toutes dépenses comprises : 56 millions d’euros.

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(1) Architecte associé : Atelier Michel Rémon. Bureaux d’études : Roux et Associés Ingénierie (façades), Igrec Ingénierie (TCE). Désamiantage : Antea Group et BET Egis ; entreprise CMS.

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