Enjeux

Croissance molle pour le logement

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

Le rebond de l’activité aura bien lieu. Mais 2 016 ne sera pas euphorique.

Après la pluie, le beau temps. Reste à savoir si l’averse est vraiment terminée. Sur le marché de l’immobilier, les professionnels s’accordent à qualifier l’année 2015 de « printemps ». Selon eux, le gros de l’orage serait donc passé. Mais leurs avis diffèrent quant aux perspectives de croissance pour 2016. Si certains veulent croire à un franc rebond, d’autres se montrent plus prudents. A l’instar de Sébastien de Lafond, président du site web immobilier Meilleursagents.com. « Le marché va vers un mieux, mais nous n’évoluons pas dans une phase euphorique comme entre 2002 et 2007. La reprise sera molle. » Outre le dispositif d’investissement locatif Pinel, la demande devrait être largement portée par le prêt à taux zéro « nouvelle formule », élargi à plus de primo-accédants grâce à une remontée des plafonds de revenu de 1 000 à 4 000 euros, selon la composition du foyer et un allongement du différé d’amortissement pour tous, quel que soit le montant des ressources du ménage. Sur les douze prochains mois, le gouvernement espère en distribuer 120 000.

Des taux d’intérêt toujours bas.

En décembre 2015, les taux d’intérêt s’établissaient en moyenne à 2,20 %, pour une durée de 17,58 ans, selon l’observatoire Crédit Logement/CSA. Que l’on se rassure, la remontée des taux directeurs de la banque centrale américaine (la FED), annoncée en décembre dernier, n’aura pas de lourdes conséquences en Europe. « Le vaste programme de la BCE de rachats de dette, prolongé jusqu’en mars 2017, devrait contribuer à contenir les taux d’emprunt, d’autant que, contrairement aux Etats-Unis, la faible croissance en Europe et l’inflation qui reste très basse vont inciter la BCE à poursuivre sa politique de taux bas », estime Jérôme Robin, président du courtier en crédit Vousfinancer. com. Pour Sébastien de Lafond, les taux d’intérêt « pourraient même baisser ».

Malheureusement, les professionnels de la rénovation ne pourront pas compter sur l’ouverture du prêt à taux zéro à l’ancien sous condition de travaux pour remplir leurs caisses. Pour y avoir droit, les acheteurs doivent consacrer 25 % du prix d’achat dans les travaux. Trop cher selon Cécile Roquelaure, directrice communication et études du courtier Empruntis. Et surtout, il n’y a pas assez d’offres, selon Sébastien de Lafond. « Quels biens correspondent à ces critères dans les centres-villes chers ? Très peu. Cette mesure gadget ne devrait rien changer. »

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