Actualité Vaulx-en-Velin

Couture urbaine pour reconquérir la population

Le 2 avril, dix-sept bâtiments du quartier du Pré-de-l’Herpe étaient démolis par implosion. Une opération spectaculaire mais pas inhabituelle pour Vaulx-en-Velin (Rhône). « La ville a essuyé toutes les procédures de renouvellement urbain depuis les années 1970 », confirme Frédéric Schmidt, directeur du Grand Projet de Ville. La convention signée avec l’Anru en avril 2005 porte malgré tout sur 80 % du territoire pour un total de 265 millions d’euros. Une des priorités est de « rendre plus lisibles les espaces publics et les espaces privés, et de créer des voies permettant de mieux structurer et relier entre eux les quartiers », poursuit le directeur.

55 000 tonnes de béton

Le quartier d’Ecoin-sous-la-Combe a déjà fait peau neuve. Il a subi une rehausse des sols de 1,50 m et bénéficie depuis peu de nouveaux espaces publics, d’un parc et de plusieurs jardins potagers.
Les opérations les plus lourdes portent à présent sur les quartiers du Pré-de-l’Herpe et du Mas-du-Taureau. La démolition des 407 logements du Pré-de-l’Herpe entraîne le traitement de 55 000 tonnes de béton. Le chantier devrait être terminé fin 2010. Il constitue la première phase de l’extension du centre-ville vers le Mas-du-Taureau et marque le démarrage de la ZAC Hôtel-de-Ville. Au Mas-du-Taureau, l’opération de relogement des immeubles Echarmeaux et Luère – qui seront démolis – a débuté en juin 2009 et devrait durer trois ans. Sur ces deux quartiers, 715 logements sociaux seront donc démolis, compensés par les 750 logements sociaux construits depuis 2003 sur l’ensemble de la commune. « Le nombre de logements sociaux sera maintenu, notre objectif est d’augmenter la part du logement privé. Il y a dix ans, aucun promoteur ne construisait à Vaulx-en-Velin. A mi-2008, 550 logements en accession standard et sociale étaient construits, 700 sont prévus dans une deuxième phase », assure Frédéric Schmidt. Vaulx-en-Velin devrait passer de 6 500 logements privés en 2003 à plus de 10 000 en 2015.
« Les opérations menées ici permettent déjà de reconquérir la population. Il n’y a plus de vacance et la ville compte 43 000 habitants contre 38 000 il y a quelques années. Mais nous aurons besoin d’une Anru 2 », estime Frédéric Schmidt. Un nouvel avenant – le deuxième – est déjà en cours de discussion pour financer de nouvelles opérations au Mas-du- Taureau.

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