Enjeux

Coren gagne le pari de l’accessibilité

Mots clés : Accessibilité - Bâtiment d’habitation individuel - Handicap

L’entreprise de travaux a embauché un ergothérapeute pour adapter les logements aux personnes handicapées.

Il y a six ans, l’entreprise girondine Coren a fait un choix audacieux. Cette filiale du groupe Cassous, basée à Mérignac (Gironde) et spécialisée dans la réparation après sinistre et rénovation tout corps d’état, a recruté un ergothérapeute, David Durand. Sa mission : piloter l’activité de mise en accessibilité des domiciles après un accident de la vie, baptisée Coren Access. « Il nous fallait une approche différente, analyse Arnaud Maly, président de Coren. J’ai pressenti que, pour développer cette activité, nous allions buter sur notre méconnaissance du monde du handicap. » Pari gagné, le chiffre d’affaires de Coren Access s’est envolé, atteignant 2 millions d’euros l’an passé.

C’est à la suite d’une rencontre entre les deux hommes, alors que David Durand coordonne le service évaluation et suivi de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) à Bordeaux, que le déclic se produit. « Nous avons collaboré pour proposer une solution à un assureur. Le retour a été très positif.

Six mois plus tard, Arnaud Maly proposait de m’embaucher », se remémore l’ergothérapeute de formation, en poste depuis septembre 2011. David Durand démarre son travail avec deux assureurs et quelques centres de rééducation, afin d’accompagner le retour à domicile de personnes accidentées. Coren Access a obtenu le label Pro de l’accessibilité en 2012 et compte aujourd’hui une quinzaine de partenaires.

« Un conducteur de travaux n’est pas formé à l’accompagnement et à l’écoute. »

Qualité d’usage. Quelle est la valeur ajoutée de l’ergothérapeute dans l’entreprise ? « Je prône la qualité d’usage et je vais au-delà de la réglementation, souligne David Durand. De plus, je prends en compte l’évolution de la maladie. » Son activité requiert accompagnement et écoute. « Un conducteur de travaux n’est pas formé à cela, alors qu’en tant qu’ergothérapeute, j’ai une légitimité. » Les exemples ne manquent pas. « Nous travaillons sur un projet de maison individuelle pour une personne tétraplégique, illustre Arnaud Maly. Dans sa conception, l’ergothérapeute a prévu une chambre équipée d’un rail au plafond qui permettra de transférer la personne handicapée, de la domotique pour améliorer l’autonomie et un logement pour un aidant. »

David Durand a vu des « aberrations » dans ce domaine : « Des commandes ou des vasques trop hautes, une douche à l’italienne sans ressaut, des aides techniques inadaptées… J’ai testé et éprouvé le matériel que je conseille. » Il se réjouit de pouvoir, lui, conseiller au mieux ses clients. Si l’entreprise travaille sur des extensions ou des constructions de maisons, son activité principale reste la réalisation de salles de bains.

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