Régions Midi-Pyrénées

Conventions entre la région et la BEI sur le rail et les énergies renouvelables

Signé le 24 septembre par Martin Malvy, président du conseil régional, et Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI, cet accord représente au total 700 millions d’euros d’investissements.

Les deux conventions qui viennent d’être signées entre la région Midi-Pyrénées et la Banque européenne d’investissement (BEI) doivent donner une impulsion forte à deux domaines majeurs d’intervention de la région, les énergies renouvelables et le rail. La première, unique au plan européen, représente un dispositif de prêts bonifiés avec une enveloppe de 350 millions d’euros mobilisés par la BEI, abondée à hauteur de 350 millions d’euros supplémentaires par trois banques régionales, la Banque populaire, la Caisse d’épargne et le Crédit agricole. Destinés aux entreprises, aux exploitants agricoles, aux associations, aux collectivités ou aux bailleurs sociaux, ces prêts permettront de lancer des projets de production décentralisée d’électricité grâce à des installations photovoltaïques, éoliennes ou de méthanisation, ainsi que des programmes de rénovation énergétique des bâtiments, avec un objectif de réduire de 20 % la consommation sur le territoire régional.

Une « green valley » européenne

« Nous souhaitons lancer un signal fort aux investisseurs, souligne Martin Malvy, président de la région. Il s’agit de développer une filière énergies renouvelables significative, une green valley de niveau européen. » Entre autres actions, Midi-Pyrénées, première région française à être certifiée, dès 2002, pour son Agenda 21, a lancé un appel à candidatures pour l’installation et l’exploitation de 300 000 m 2 de panneaux photovoltaïques sur les lycées.
La BEI met par ailleurs 300 millions d’euros de prêts à disposition de la région, destinés au financement du plan rail. Premier de cette importance au niveau national, ce plan vise à rénover et à moderniser près de 500 km de voies du réseau TER. Il représente pour la période 2008-2013, 820 millions d’euros d’investissement, dont 400 millions d’euros financés par la région Midi-Pyrénées, 193 millions par l’Etat, 179 millions par RFF (Réseau ferré de France) et 48 millions par l’Europe.

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« Un mini-plan de relance pour la région »

– En quoi ces conventions sont-elles originales et prioritaires pour vous ?

Elles sont uniques par leur montant – plus de 700 millions – et par leur modalité. La priorité européenne est d’être compétitif, de conserver cette longueur d’avance sur les transports en commun et les énergies renouvelables. L’originalité tient au financement de la rénovation des infrastructures. Jusqu’à présent, nos prêts étaient plutôt destinés à acheter de nouvelles rames.

– Comment cela s’organise-t-il pour le rail ?

La région va engager avec nous un prêt de 300 millions d’euros sur vingt-cinq ans, en direct, sans passer par les banques. Cela correspond à un mini-plan de relance. La région a une dette très faible, et en matière de notation, nous apprécions la qualité de la signature nous-même : la région est très bien gérée. Si bien qu’on peut traiter en direct avec elle, sans passer par des banques. Concrètement, dès le lendemain de la signature, la région peut tirer tout ou partie des sommes nécessaires à ses investissements ou y puiser à son rythme.

– Sur les énergies renouvelables, quel est le dispositif ?

C’est un prêt pour les ENR et non pour le solaire uniquement comme en Poitou-Charentes. Il est destiné aux patrons de PME, aux agriculteurs, aux collectivités, mais aussi aux particuliers qui veulent installer des panneaux solaires, une micro-éolienne, une centrale biomasse ou investir pour consommer moins d’énergie. C’est un vrai plan climat. L’emprunteur dépose son dossier auprès de l’une des deux banques qui s’engagent sur la durée à prêter au moins autant que nous, soit 350 millions d’euros. Sur le programme ENR, nous allons engager une ligne de 100 millions d’euros avec chacune de deux banques, à consommer le plus rapidement.propos recueillis par Bertrand Escolin

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