Régions Alpes-Maritimes

Construire dans les coteaux sans défigurer les paysages

Mots clés : Apprentissage - Bâtiment d’habitation collectif - Bâtiment d’habitation individuel - ERP sans hébergement - Métier de la construction

3 778 apprentis se forment aux métiers de la construction dans les 7 CFA de Paca en 2017. Source : région Paca.

29 100 logements collectifs autorisés d’avril 2016 à mars 2017, en hausse de 7,8 % sur un an. Source : Cerc Paca.

69 000 m2 SP Acquisitions dans le cadre du programme de renouvellement urbain du centre ancien de Toulon.

Longtemps terre de maraîchage, la plaine du Var, à l’ouest de Nice (Alpes-Maritimes), abrite aujourd’hui des zones commerciales et industrielles ainsi que des lotissements implantés dans le désordre. Ce territoire, exemple du mitage périurbain de la fin du XXe siècle, fait l’objet de grandes réflexions au sein des équipes de l’établissement public d’aménagement (EPA) de la Plaine du Var, qui cherchent à le réorganiser en donnant la priorité à la composante paysagère. « L’enjeu est de construire sur les coteaux sans défigurer les paysages et de répondre aux besoins de l’agglomération niçoise en termes d’offre de logements abordables, notamment », rappelle Pascal Gauthier, directeur général de l’EPA.

L’écoquartier des Coteaux du Var à Saint-Jeannet, commune membre de la métropole Nice Côte d’Azur comptant environ 4 000 habitants, illustre cette ambition. Les 400 logements programmés (28 000 m2 SP), dont un tiers sociaux, répondent à un besoin avéré sur un territoire qui peine à loger ses habitants en dessous d’un prix moyen au mètre carré de 5 000 euros.

Les stationnements en périphérie. Le paysagiste Alfred Peter, mandataire de l’équipe de maîtrise d’œuvre, a construit son projet en fonction de la pente des coteaux – où l’on trouve les seuls terrains disponibles dans cette commune soumise aux risques naturels. Avec pour parti pris d’offrir à chacun des habitants une vue sur le paysage, il a imaginé des constructions disposées en escaliers sur des « restanques paysagères ». Ce dispositif a l’avantage de restaurer le système hydraulique grâce aux fossés plantés.

L’autre principe est de laisser les voitures en périphérie du quartier, dans les deux poches de stationnement prévues au bas de la pente. Pour accéder à leur logement, les futurs habitants auront le choix d’emprunter soit les escaliers, soit l’ascenseur oblique. Doté de deux cabines pour assurer la fluidité, cet ascenseur est l’autre spécificité du projet. « Les contraintes de la voiture et du stationnement sous les maisons ne conditionneront pas le projet. Moins d’infrastructures implique davantage de moyens pour la qualité du site et des constructions », déclare le paysagiste strasbourgeois.

Le projet a franchi le 19 juin une nouvelle étape avec la présentation en réunion publique du scénario d’aménagement retenu. Une large concertation, nourrie de rencontres avec les riverains et les agriculteurs, a permis d’aboutir à un large consensus. Piloté par l’EPA car se situant dans le périmètre de l’opération d’intérêt national, le projet bénéficie de l’appui de Jean-Michel Sempéré, maire de Saint-Jeannet, qui voit là « l’opportunité de sortir sa ville du statut de commune carencée ».

Avant de commencer, en 2019, les travaux de la première tranche de l’écoquartier (deux macrolots sont envisagés), l’EPA devra finaliser le dossier de création de la ZAC, la métropole devra adopter le PLU métropolitain et l’établissement public foncier de Provence-Alpes-Côte d’Azur devra acquérir le foncier (10 ha). Reste aussi à consulter les promoteurs, qui auront à intégrer dans leurs propositions le coût de l’ascenseur.

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