Réalisations

Conservatoire et Pôle d’enseignement Raum & L’Escaut Nantes

Mots clés : Education - Manifestations culturelles - Rénovation d'ouvrage - Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples

La sobriété formelle et esthétique de l’extension de ce conservatoire de musique et de danse cache en fait une richesse de situations intérieures. Elle sert aussi la composition urbaine d’un nouveau pôle éducatif et culturel sur l’île de Nantes.

Construit dans les années 1970, le conservatoire de musique et de danse de Nantes a l’anonymat graphique des immeubles tertiaires de ces années-là. Avec son plan hexagonal, sa façade à redents et ses vitrages fumés, il aurait pu héberger les bureaux de la Sécurité sociale. Doté d’un charme vintage, il est désormais une pièce certes introvertie mais forte du nouveau pôle éducatif et culturel du quartier Beaulieu de l’île de Nantes. C’est la réalisation de son extension par les architectes locaux de l’agence Raum, associés aux Belges de l’Escaut, qui l’a doté de cette qualité. D’abord grâce à l’implantation maîtrisée d’un volume indépendant, ensuite par une manipulation habile du programme à l’intérieur et, enfin, par une réinterprétation intelligente de la neutralité qui caractérise l’existant pour mieux s’en distinguer. Posée à distance pour préserver l’entrée de l’auditorium, l’extension gère l’articulation de l’équipement d’origine avec son nouvel environnement : le lycée international et la salle de répétition de l’Orchestre national des Pays de la Loire, tout juste livrés par l’architecte François Leclercq. Optant pour la compacité verticale, le bâtiment de Raum participe à doter l’îlot de la densité nécessaire à son urbanité. Installé en contrebas de la rue et du lycée, il absorbe la différence de niveau dans l’épaisseur de son rez-de-chaussée où s’étire l’emmarchement qui cadre un vaste parvis minéral. Prolonger le sol public à l’intérieur de l’équipement pour l’ouvrir sur la ville était un des atouts du projet au moment du concours. En plus de connecter le conservatoire à son...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 245 du 14/10/2015
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