Enquête

Conductrice de travaux TP « Etre présente sur plusieurs chantiers »

Mots clés : Entreprise du BTP - Travaux publics

Marine Bertin, 27 ans, conductrice de travaux chez Colas Ile-de-France Normandie, Val-de-Reuil (Eure).

Préparation et suivi du chantier, consultation des fournisseurs et des sous-traitants, établissement du budget… La diversité des missions du conducteur de travaux n’est pas pour déplaire à Marine Bertin. Diplômée de l’ESITC de Caen, la jeune femme est embauchée par -Colas Ile-de-France Normandie en 2010, à l’issue d’un stage de fin d’études au sein du groupe.

Est-il vrai que le conducteur de travaux est peu présent sur le terrain dans les travaux publics ?

Le conducteur de travaux en TP est présent sur le terrain. Mais dans le domaine routier, il suit plusieurs chantiers de concert : il passe donc moins de temps sur chacun d’entre eux. Pour ma part, j’ai la responsabilité de quatre chantiers. Dans le bâtiment ou le génie civil, le conducteur de travaux semble davantage présent, car il est généralement affecté à une seule opération. La gestion quotidienne des différents corps d’état pour la coordination du chantier amène notamment le conducteur de travaux dans le bâtiment à avoir son bureau sur le chantier.

Est-il difficile de trouver sa place en tant que femme sur les chantiers ?

Cela dépend sans doute des personnalités, mais cela n’a pas été le cas pour moi. Je n’ai, dans l’ensemble, pas été confrontée à des a priori liés à ma féminité. Les chefs de chantier que j’ai encadrés à mes débuts m’ont même aidée à m’intégrer : ils sont toujours ravis de nous faire découvrir des aspects techniques de leur métier ! D’ailleurs, avec une personne de la gente féminine, il y a souvent moins de haussements de voix, et le dialogue s’instaure plus facilement.

La journée de travail débute-t-elle vraiment à 7 heures du matin ?

C’est en tout cas préférable ! Quand un chantier commence à 8 heures et qu’une heure avant, les ouvriers et le chef de chantier sont présents à l’agence, m’y rendre également est pour moi une question de conscience professionnelle. Ne pas les voir avant leur départ sur les chantiers, ce serait perdre la réalité du terrain. Etre présente me semble aussi très important au regard de la qualité des relations à entretenir avec les équipes.

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