Réglementation Urbanisme transitoire

« Composer le puzzle juridique adapté au projet »

L’occupation temporaire peut être une opportunité pour les élus. La juriste Alexandra Cocquière en détaille les outils.

Les projets éphémères fleurissent sur tout le territoire (1).

Précurseure dans le soutien à ces initiatives, la région Ile-de-France a lancé plusieurs appels à manifestation d’intérêt depuis juin 2016, la dernière session s’étant achevée le 30 juin dernier . Recréant de la valeur le temps de la réalisation d’opérations d’aménagement, l’occupation temporaire s’institutionnalise peu à peu. Juriste à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU IdF), qui accompagne la région dans cette démarche, Alexandra Cocquière fait le point sur les outils dont disposent les élus pour tirer parti de cette façon innovante de concevoir et de construire la ville.

Depuis début 2010, l’urbanisme transitoire gagne du terrain. Comment l’expliquez-vous ?

Le caractère « spontané » des premiers projets, fondés sur de simples arrangements entre propriétaires et occupants, a fait place à des démarches plus organisées. De même qu’il ne s’agit plus seulement d’initiatives privées, les acteurs publics s’intéressant désormais au sujet. Pour servir la cause de l’urbanisme transitoire, des leviers très divers – relevant de domaines tout aussi disparates – existent. Après une phase de tâtonnement, il s’agit de composer, avec ces outils, le puzzle juridique le plus adapté au projet envisagé.

Les projets...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5935 du 18/08/2017
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