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Clestra organise son retour

Mots clés : Cloison

Le fabricant de cloisons sort d’années difficiles avec un leadership maintenu en France, tremplin vers de nouvelles ambitions à l’étranger et des produits innovants.

Clestra repart de l’avant. Le fabricant de cloisons métalliques amovibles de bureaux avait été placé en redressement judiciaire fin 2012, et avait été sauvé l’année suivante grâce à sa reprise par Impala, le groupe de Jacques Veyrat, associé à d’autres investisseurs et à Bpifrance. « Aujourd’hui, nous sommes pleinement revenus sur les marchés », affirme Vincent Paul-Petit, son P-DG. Depuis un plancher de 80 millions d’euros en 2012, le chiffre d’affaires est reparti à la hausse, pour atteindre 138 millions d’euros en 2015.

L’entreprise d’Illkirch, près de Strasbourg, a remis de l’ordre dans sa gestion et a quelque peu revu son horizon géographique. Sans renoncer à l’ambition d’une présence internationale (elle compte 21 agences, réparties dans 17 pays), l’ex‑leader mondial a fait de la France son socle de développement. « L’Hexagone, où nous restons numéro un, représente 40 à 50 % du chiffre d’affaires, selon les années. C’est, pour nous, une bonne proportion », souligne le P-DG.
Clestra-Hauserman – le nom complet, en référence au fondateur de l’enseigne, créée aux Etats-Unis en 1913 et venue s’étendre à Strasbourg après la Seconde Guerre -, s’était fait plus discret dans plusieurs pays étrangers. Mais il manifeste à présent la volonté de regagner des parts de marché, comme au Benelux ou aux Etats-Unis. Avec ses tours et autres immeubles tertiaires de prestige à foison, l’Asie représente un terrain de chasse privilégié, compte tenu d’un positionnement produit plutôt haut de gamme. Elle pèse environ 25 % du chiffre d’affaires 2015. « Mais le Moyen‑Orient perd en dynamisme », constate le P-DG.

Surface de travail verticale et connectée.

L’Inde est identifiée comme une cible de choix, même si le fabricant y a renoncé à une unité de production propre : le projet d’un atelier de montage, mis en veilleuse pendant son redressement judiciaire, n’a pas été réactivé. Les moyens de fabrication se concentrent, dès lors, sur trois usines : Taicang en Chine, Gumi en Corée du Sud, et surtout Illkirch (300 salariés), relayée par un atelier de proximité à Dourdan, pour l’Ile‑de‑France.
L’autre clé de redémarrage vient de l’innovation, technologique et design. La stratégie dans cette direction porte ses premiers fruits. « Mediawall » transforme la cloison en une surface de travail verticale, connectée, comme un gigantesque écran de visioconférence. Dévoilée au dernier Simi, la cloison « Irys » a été conçue avec l’agence américaine HOK.
Clestra-Hauserman entend poursuivre sa croissance, en mettant le cap vers les 150 millions d’euros de CA. Mais « la priorité immédiate va à la restauration des marges », reconnaît Vincent Paul-Petit. Encore en perte, l’entreprise entend retrouver l’équilibre en 2016.

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ENCADRE

L’état-major de Clestra-Hauserman

Vincent Paul-Petit, P-DG ; David Mercier, directeur industriel ; Paul Lévy , directeur des ventes internationales et du marketing ; Alexandre Lomprez, responsable recherche et innovation

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