Territoires Grands projets

« Clermont-Ferrand doit continuer à investir »

Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et président de la communauté d’agglomération.

Pour conforter la place de la ville dans la grande région, Olivier Bianchi souhaite l’aboutissement de certains grands projets d’équipements, même s’il estime que l’ère des maires bâtisseurs est révolue.

Pourquoi passer en communauté urbaine en 2017 ?

Clermont-Ferrand a vocation à avoir les mêmes compétences et capacités de développement que ses voisines pour rester attractive au sein de la future grande région. La transformation en communauté urbaine au 1er janvier 2017 s’inscrit dans ce processus. Certes, la ville vient de perdre son rôle de capitale politique régionale, au profit de Lyon, mais elle reste la capitale de l’Auvergne. Et demeure la porte d’entrée vers Barcelone et l’arc Atlantique.

Quelle est votre stratégie en matière d’investissements ?

Le futur plan pluriannuel d’investissements de l’agglomération oscille, dans les débats, entre 230 et 300 millions d’euros pour le mandat. Celui de la Ville tourne autour de 35 millions annuels. C’est moins que le précédent mandat. Le temps des maires bâtisseurs est derrière nous. Mais, malgré ce contexte tendu, nous devons continuer à investir. Si nous rajoutons de la crise à la crise, si nous fragilisons le tissu des entreprises locales, il n’y aura pas de reprise. Reste que nous aurons bientôt bouclé les équipements nécessaires à une grande métropole.

Quels grands projets reste-t-il à mener ?

La Scène nationale, pour laquelle nous avons reçu près de 150 candidatures, dont cinq Prix Pritzker. Nous connaîtrons l’équipe de maîtrise d’œuvre en novembre. Le deuxième grand projet, c’est la rénovation du stade Marcombes, pour 26 millions d’euros. Sans oublier le lycée Saint-Jean, porté par la région, et les opérations d’urbanisme comme l’Hôtel-Dieu, qui accueillera la Grande bibliothèque communautaire. L’accord de vente entre le CHU et les investisseurs privés sera signé début 2016.

Toujours hostile aux PPP ?

Oui. En revanche, je ne suis pas défavorable à des financements privés. Je sollicite d’ores et déjà des partenaires privés sur certains dossiers.

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