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Clamens mise sur le recyclage mobile

Mots clés : PME

La PME francilienne développe une solution sur chantier pour traiter les boues de forage.

Dans les semaines qui viennent, depuis Villeparisis (Seine-et-Marne) où l’entreprise Clamens est implantée, une petite équipe de trois personnes sera prête à partir, en province ou à l’étranger. Un chauffeur acheminera sur chantier la solution mobile de traitement des boues de forage géothermique mise au point par Clamens. Deux opérationnels seront présents pour la faire fonctionner. Cette innovation, unique en France, constitue le fer de lance de la stratégie de développement de cette PME, qui compose avec l’entreprise de TP spécialisée dans les réseaux secs STPS le groupe Clamens (360 salariés pour environ 47 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015).

Béton et forage.

Avec cet investissement d’un million d’euros, Clamens veut conforter sa longueur d’avance dans l’univers des déchets de chantier. Pierre Clamens, le fondateur, s’est intéressé dès les années 1980 au recyclage. Le concassage des bétons lui sert alors surtout à alimenter son activité principale, celle de transporteur de matériaux pour le compte d’autrui. Après un passage dans le giron d’Eiffage, Clamens est repris en 2004 par Philippe Clamens, fils du fondateur. Avec Michel Marin et Pierre Godillon, les deux dirigeants actuels qui ont repris par étapes le groupe à partir de 2008, il s’oriente totalement vers le recyclage. En 2006, ils créent une installation de traitement des boues de béton. Clamens circule de nuit sur les chantiers de ses clients pour récupérer les surplus de béton, les fonds de cuve des camions-toupies, les résidus au sol et sur les malaxeurs. Cette matière est traitée dans l’entreprise, où sont séparés le sable, les gravillons et les surplus de ciment. L’eau récupérée est filtrée et alimente l’entreprise qui, hormis la partie sanitaire dans les bureaux, fonctionne sans recours au réseau. En 2008, l’offre de services s’est étendue, avec le traitement des boues de forage. Aujourd’hui, Clamens traite 200 000 tonnes de boues par an. Le mélange des résidus de ces deux activités a même donné naissance à un produit maison, baptisé Ecoforme. Ce matériau routier de faible densité a reçu en 2012 le premier prix de l’innovation routière du Setra.

Mobilité.

« Clamens a élevé le curseur en termes d’environnement pour ce type de prestations, estime Pierre Godillon. Or, notre niveau est en train de devenir la norme. » Avec l’arrivée de la station mobile, Clamens entend donc conquérir de nouveaux clients. « Amener la station au pied des producteurs de boues de forage réduit la facture de transport », poursuit le dirigeant, qui regarde vers l’international. Si les contacts avec des prospects en Europe, au Moyen-Orient ou en Afrique n’ont pas pu jusqu’à présent aboutir, la mobilité du service Clamens changera la donne. Une nécessité pour grandir, sachant que l’état du marché en France ne laisse pas présager une forte croissance intérieure dans les prochaines années.

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ENCADRE

L'état-major de Clamens

Pierre Godillon, coprésident du groupe Clamens et P-DG de Clamens SA ; Michel Marin, coprésident du groupe Clamens et P-DG de STPS ; Amaury Cudeville, responsable du développement.

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