Régions Rouen

Cinq siècles décryptés à l’Aître Saint-Maclou

Site incontournable du patrimoine rouennais classé monument historique dès 1862, l’Aître Saint-Maclou est un ancien ossuaire datant du XVIe siècle, l’un des derniers d’Europe. Dans le cadre du programme de rénovation des espaces publics du centre historique de Rouen « Cœur de Métropole », il est appelé à être réaménagé afin de devenir un lieu de promenade et de vie, à même d’accueillir des spectacles de plein air, mais également un salon de thé, une librairie…

Dans cette perspective, l’Aître vient de faire l’objet d’une année d’études, sous la conduite de Paola Calderoni, de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, accompagnée du docteur en histoire Pol Vendeville (Chroniques Conseil), de l’architecte Elen Esnault, de l’archéologue Yannick Le Digol (cabinet Dendrotech) et de la conservatrice Sylvie Leprince

(Drac). Les travaux scientifiques ont consisté à réaliser le diagnostic d’archéologie du bâti en fournissant les éléments suivants : un récolement et une analyse de la documentation existante ; des relevés des élévations maçonnées ; une analyse archéologique ; l’analyse visuelle des différents matériaux ; des prélèvements, analyses techniques et scientifiques pour une étude dendrochronologique exhaustive (1) ; des relevés détaillés des piliers en candélabre comme des sculptures, des structures et de leur agencement ; un relevé topographique archéologique.

Nouvelle campagne de fouilles. L’étude du bâti a ainsi démontré que les différentes phases de construction ont toujours respecté le bâtiment primitif. L’étude du sol a, pour sa part, relevé la présence de milliers de corps, les sondages montrant des empilements d’ossements sur plusieurs mètres. Aussi, de nouvelles fouilles pourraient être entreprises en 2017. En fonction de ces enseignements, le calendrier de restauration devrait s’échelonner de la manière suivante : jusqu’à juin 2017, élaboration d’un avant-projet et d’un projet définitif ; à l’automne 2017, choix des entreprises ; de la fin 2017 au début 2019, déroulement du chantier. Les premières estimations des études et des travaux s’élèvent à 10 millions d’euros HT. Ce projet est soutenu par l’Etat dans le cadre du Pacte culturel, par la région Normandie dans le cadre du contrat de métropole, et par la Caisse des dépôts.

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(1) Méthode de datation par l’examen des anneaux de croissance de troncs d’arbres.
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