Marketing-Achat

Chez les industriels, des avancées technologiques du sol au plafond

Mots clés : Air - Risque sanitaire

La qualité de l’air intérieur est devenue un axe de travail pour les industriels. Ce marché n’est pas encore significatif, mais la prise de conscience des dangers pour la santé et l’abaissement des valeurs limites d’émission des polluants devraient le faire enfin décoller.

Maux de tête, irritation des yeux, problème de concentration, fatigue, mais également perturbation du système endocrinien, cancer, leucémie, intoxication mortelle… Voilà, en substance, les principaux risques générés par la pollution de l’air intérieur. Les sources représentant les dangers le plus graves sont connues et maîtrisées (monoxyde de carbone, radon). Pour les autres, c’est plus compliqué. Benzène, formaldéhyde ou phtalates peuvent engendrer des symptômes quotidiens, mais il est très difficile d’en déterminer l’origine précise.

Peintures assainissantes

Dès lors, limiter les sources figure parmi les principaux moyens d’action. C’est dans ce cadre que le gouvernement a notamment imposé l’étiquetage des produits de construction, afin d’indiquer leur teneur globale en composés organiques volatils (COV). Ce système vertueux pousse les industriels à améliorer constamment leurs offres. Certains fabricants vont au-delà, en mettant sur le marché des produits qui ont le pouvoir d’assainir l’air intérieur.

C’est notamment le cas de la PME française Onip, précurseur en matière de peintures dépolluantes sur le marché avec sa gamme Clean’R. « Il nous a fallu trois ans de R & D pour mettre au point une résine aux agents actifs qui permettent à la peinture de capter les molécules de formaldéhyde et de les restituer sous forme de vapeur d’eau, explique Michel Plana, directeur commercial et marketing de la marque. L’efficacité de la peinture est certifiée par Tera Environnement, un laboratoire indépendant. Elle agit pendant une durée de sept et vingt ans, en fonction de la pollution intérieure existante et de la surface recouverte. »

Onip, qui a déposé un brevet pour sa résine en 2013, a été suivi depuis par ses principaux concurrents – notamment Tollens (une marque du groupe Cromology), avec sa...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 415 du 18/02/2016
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