Enjeux

Chez Bourdin, l’insertion après la prison

Mots clés : Établissements pénitentiaires et judiciaires - Peinture - PME

Dans le Rhône, la PME de peinture compte 14 % d’anciens détenus parmi ses salariés.

«Nous voulions porter un autre projet que celui de peindre des cloisons. » Derrière ce préambule sobre, Nicole Berger, vice-présidente du conseil de surveillance de Bourdin Peinture et Plâtrerie, à Vernaison (Rhône), affiche un engagement de longue date dans l’insertion d’anciens détenus : les probationnaires ou ceux n’ayant pas répondu à leur obligation de recherche d’emploi. Ils lui sont adressés par le Groupement pour l’emploi des probationnaires (Grep), une association imaginée il y a juste trente ans par les services lyonnais de la justice mais administrée par des entrepreneurs. Son rôle : accompagner vers l’emploi les détenus, avant leur libération pour certains. Et les résultats sont au rendez-vous : 50 % de mise à l’emploi directe et un taux de récidive de 7 %, contre 60 % en moyenne dans les cinq mois suivant une sortie sans préparation.

« Depuis 2000, nous avons reçu 120 anciens détenus dans l’entreprise, soit en stage, soit en mission via...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5904 du 13/01/2017
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