Architecture Technique

Charpente parasismique en maison individuelle

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Charpente - Maison individuelle - Risque sismique

Principes et objectifs

La charpente doit faire office de diaphragme dans le cas où il n’existe pas de plancher haut jouant ce rôle (plancher bois ou béton de combles aménageables, par exemple).
La charpente assure alors la transmission des charges sismiques horizontales aux éléments verticaux de contreventement sous-jacents. Elle doit, dans tous les cas, être fixée à l’ossature de la construction pour assurer sa stabilité.
Les éléments de couverture lourds ne doivent pas chuter de la toiture.

Diagnostics

Causes possibles des non-conformités

(référence règles PS-MI 89/92) :

Insuffisance d’ancrage des fermettes industrielles en bois sur la superstructure au niveau du chaînage horizontal supérieur des murs et du chaînage oblique des pignons maçonnés (rampant).
Chaînage coupé au niveau du pignon par les pannes des charpentes traditionnelles (photo 1).
Absence de contreventement au niveau des entraits (photo 2).
Eléments de couverture non fixés dans la zone de sismicité 4.

Conséquences des non-conformités

L’absence de liaisonnement correct entre la charpente et la superstructure entraîne un risque de désolidarisation, voire d’effondrement de la charpente vers l’intérieur de l’habitation en cas de séisme. Si les fermettes d’extrémité ne sont pas fixées aux pignons maçonnés, le bon comportement de l’ensemble pignon + charpente n’est pas assuré. Le pignon peut basculer.
Si les éléments lourds de toiture ne sont pas fixés, ils constituent des projectiles dangereux pour la sécurité des personnes.

Les bonnes pratiques

Disposer d’un plan réalisé par un professionnel ayant calculé la charpente au séisme.
Fixer les fermettes, par exemple avec des tire-fonds :

• dans le chaînage horizontal supérieur des murs ou dans les lisses supérieures, elles-mêmes fixées à la structure ;
• dans le chaînage oblique des rampants des pignons maçonnés, pour les toitures à deux versants (photo 3).

Contreventer la charpente, y compris au niveau des entraits, pour constituer un diaphragme rigide (charpente triangulée) (photo 4).
Mettre en œuvre les dispositions constructives permettant de ne pas sectionner les chaînages : sabots métalliques, par exemple (photo 5).
Fixer les tuiles en zone sismique 4 en appliquant les dispositions relatives aux situations exposées au vent.
Soigner la mise en œuvre au niveau des assemblages des éléments, ne pas mettre en œuvre d’éléments abîmés.
Consulter les avis techniques associés aux procédés non traditionnels mis en œuvre.

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Quand être vigilant ?

Du début de la conception à la fin de la réalisation, des étapes de vérification sont nécessaires pour atteindre la qualité réglementaire :

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L’essentiel

Assurer le contreventement de la charpente.
Assurer une liaison efficace de celle-ci avec la structure du bâtiment.

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D’après les fiches « La qualité réglementaire dans les bâtiments d’habitation neufs ». « Fiche rédigée à partir de constats établis lors des contrôles réglementaires de construction jusqu’en 2013 »

Reproduction interdite sans autorisation des éditeurs. © 2013 AQC/Ministères en charge du Logement et de la Construction. Toutes les fiches « La qualité réglementaire dans les bâtiments d’habitation neufs » sont consultables sur www.qualiteconstruction.com

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