Enquête

Chargée d’affaires en contrôle construction « Le relationnel est important »

Amina Dekkiche, 25 ans, chargée d’affaires en contrôle construction chez Qualiconsult, Bouffemont (Val-d’Oise).

Amina Dekkiche entame, en 2010, un cursus en génie civil à l’École supérieure d’ingénieurs Paris-Est (Esipe) en apprentissage au sein de Bureau Veritas. « J’ai beaucoup apprécié, durant trois ans, de découvrir les métiers du contrôle et les différents domaines du secteur du bâtiment. » En décembre 2013, la jeune ingénieure rejoint Qualiconsult en tant que chargée d’affaires en contrôle construction. Elle veille à la solidité des ouvrages et à la sécurité des personnes, de la conception jusqu’à la livraison. « L’exercice de ce métier exige des compétences dans plusieurs dimensions : structures, anti-incendie, acoustique… Ce poste me permet d’établir mon propre emploi du temps, entre le travail au bureau et les moments passés sur le chantier. »

Les métiers du contrôle se limitent-ils à la vérification du respect des normes ?

Pas seulement ! La dimension humaine du métier est aussi très importante, car je dois rencontrer tous les intervenants du chantier : il s’agit ainsi de se montrer conciliant et pédagogue avec chacun d’entre eux. Si l’on ne s’entend pas bien avec ses partenaires, le chantier risque en effet de moins bien se dérouler. Il faut également maîtriser la dimension commerciale afin de vendre des affaires et fidéliser ses clients.

Suivre un cursus en alternance est-il handicapant pour trouver un emploi ?

Non. Au départ, j’ai en effet hésité avant de suivre ce cursus, car j’entendais dire qu’il était peu reconnu sur le marché du travail. Finalement, à l’issue de ma formation, j’ai rapidement trouvé un emploi. L’alternance m’a en outre permis d’acquérir une expérience de trois ans.

Comment se comporter lors d’un entretien d’embauche ?

Il s’agit avant tout de faire preuve de franchise, de dire honnêtement ce que l’on sait faire et ce que l’on maîtrise moins. A mon sens, cette sincérité plaît aux employeurs, qui n’hésitent pas à former leurs jeunes salariés au besoin.

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