Régions Saint-Raphaël

Chantier de confortement XXL pour Garelli et Fondasol

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Gestion immobilière - Travaux publics

4,5 M€ Déficit annuel de la Villa Méditerranée à Marseille. Pour le combler, la région veut reproduire la grotte Cosquer.

+ 37 % Progression des ventes immobilières neuves dans les Alpes-Maritimes, en année glissante, au 3e trimestre 2016.

+ 3 % Hausse de l’activité des travaux publics en Paca au 3e trimestre 2016, en cumul annuel.Source : FRTP Paca.

Depuis mai dernier, les équipes de la PME niçoise Garelli et de son sous-traitant EPC sont à pied d’œuvre pour stabiliser une colline d’une trentaine de mètres de hauteur qui a connu un important éboulement à l’été 2014 (2 400 m3 ), à Saint-Raphaël (Var). Ils travaillent ainsi en surplomb du chantier de la résidence seniors La Palombine, à proximité du lycée Saint-Exupéry. « Il s’agit d’un massif formé de grès sur une base pélitique, particulièrement instable à l’interface de ces deux matériaux », commente Franc Chabbert, responsable des travaux spéciaux chez Garelli. L’éboulement a été suivi d’autres mouvements qui ont nécessité la mise en place d’une butée de pied de 16 000 m3 de matériaux, réalisée par l’entreprise RBTP.

Des mois d’observation du terrain. Mise au point par Fondasol et Géolithe pour le suivi d’exécution (bureau de contrôle : Socotec), la solution de stabilisation engagée par le maître d’ouvrage (SCI La Palombine), après de longs mois d’observation du terrain, est hors norme pour assurer la sécurité des biens et des personnes. L’ouvrage géo technique à réaliser, de catégorie 3, combine un maillage de tirants passifs, pour redonner de la cohésion au massif, et de tirants actifs, disposés sur trois niveaux de poutres en béton armé pour en assurer la stabilité.

Les quantités mises en œuvre situent les enjeux de ce chantier au carrefour des travaux acrobatiques, du forage à grande profondeur et du génie civil : 3 000 m d’ancrages passifs (diamètre : 40 mm) entre 15 et 25 m de profondeur, 2 000 m de tirants actifs à câbles 13T15S enfouis de 21 à 41,5 m qui sont ensuite préchargés à 1 682 kN ; 130 m linéaires de poutres en béton armé de près de 1 m de section ; 1 100 m² de béton projeté en paroi, etc. « La difficulté principale de ce chantier tient à l’exiguïté du site, combinée à des postes de travail en hauteur. Nous sommes intervenus avec une dizaine de compagnons et beaucoup de matériel : des chariots de forage léger et des foreuses à bras déployé », précise Franc Chabbert.

La mise sous surveillance permanente du terrain par une batterie d’instruments a également été un élément-clé de ce chantier. « Quelque 44 cibles topographiques ont été intégrées à un suivi en continu du massif avec des alertes en cas de mouvement important. Il y a eu également 18 cellules de mesure de tension dans les tirants, deux extensomètres en forage et trois inclinomètres », ajoute Mickaël Laurens, ingénieur conception chez Fondasol. Cette stabilisation d’une falaise en milieu urbain représente un marché de 2,4 millions d’euros TTC. Les travaux seront achevés début 2017.

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