Territoires Isère

Chamrousse se projette en « smart station »

Station historique dans l’épopée du ski en France, Chamrousse arrive « à la fin d’un cycle », selon la formule du maire, Philippe Cordon. Le défi qu’elle entreprend de relever « pour se régénérer, créer une nouvelle dynamique et fonctionner à l’année » dessine un modèle de station nouvelle génération tirant profit des technologies de la communication et des concepts testés en ville. S’appuyant sur l’assistance à maîtrise d’ouvrage de Skallians, la commune compte sur les atouts du site (proximité des centres urbains et économiques, vue et paysages, nature) pour proposer aux entreprises une offre d’affaires et de séminaires haut de gamme, absente de la grande région grenobloise.

Démonstrateur industriel de la ville durable.

C’est le projet « Chamrousse, connected mountain park & resort », élaboré par l’agence Aktis, qui a remporté le concours de maîtrise d’œuvre en décembre 2015. Laurent Gaillard, cogérant et architecte-urbaniste en chef du projet, voit le futur de Chamrousse comme « la nouvelle Bastille, avec plus d’ampleur ! ». S’appuyant sur l’implantation historique le long des courbes de niveaux, « les constructions viennent se camper dans la pente en valorisant les vues par des terrasses successives. On recompose totalement l’entrée de la station et on supprime la circulation des véhicules en cœur de station pour recréer un accès fluide et direct vers les alpages et les pistes ». Entre le futur belvédère sur la vallée et les pentes, la circulation se fera à travers un dédale de blocs architecturaux autonomes pensés comme autant de « séracs ». L’objectif étant de densifier et concentrer une station aujourd’hui éparpillée.

Dans la lignée des écocités, ce projet reconnu comme « démonstrateur industriel de la ville durable », intégrera également un important volet technologique et communiquant pour faire de Chamrousse une « smart station » comme il existe désormais des « smart cities ».
Actuellement en phase de procédures administratives et de consultation ouverte des investisseurs, promoteurs et opérateurs, le projet devrait rapidement métamorphoser le Recoin entre 2017 et 2020.

Une première tranche à 150 millions d’euros.

La première tranche prévoit ainsi la réalisation de trois hôtels (4 et 3 étoiles pour un total de 240 chambres), deux résidences de tourisme (400 lits), un centre de conventions et séminaires (1 000 m2), une salle multimédia de 400 places (1 000 m2), un centre de bien-être et spa (2 000 m2), un espace balnéo intérieur et extérieur (3 000 m2), une offre commerciale restant à calibrer, des espaces de coworking (1 000 m2), une plate-forme smart grid et un parking sous-terrain de 380 places en centre de station ! L’ensemble représentant des investissements de l’ordre de 130 à 150 millions d’euros.

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