Edito

Chacun chez soi

Révélée par le « Daily Mail » au plus fort de la torpeur estivale, coincée entre les Jeux olympiques, la grève d’Air France et les dessous du burkini, l’info est passée inaperçue. C’est pourtant une maison révolutionnaire que viennent d’imaginer les architectes néerlandais de l’agence Studio OBA. Premier avantage de cette demeure batave, elle flotte comme un bouchon, ce qui peut s’avérer commode dans le plat pays qui est le sien. Mais le génie des concepteurs va plus loin. Si la villa résiste à une putative submersion de polder, elle peut également survivre au divorce de ses occupants. Grâce à un ingénieux assemblage de deux unités en fibre de carbone, le couple en crise n’aura pas à se déchirer sur la fatale question de la conservation du bien immobilier.

En cas de schisme matrimonial, monsieur s’en va avec sa cellule préfabriquée tandis que madame peut refaire sa vie en emportant la sienne. On imagine que l’un, comme l’autre, pourra ultérieurement greffer sa moitié d’habitat sur une bâtisse célibataire, veuve ou divorcée…
La presse anglo-saxonne ne le dit pas mais « Prenuptial House » n’a peut-être pas fini de nous surprendre. Demain, peut-être, les AutoCad d’OBA dessineront un système permettant de plugger les enfants chez leur nounou ou de raccorder la niche du chien au refuge SPA le plus proche. Et, au soir de sa vie, chaque membre du couple en kit pourra toujours s’arrimer à l’Ehpad de son choix en attendant la connexion ultime au funérarium municipal.

Coup de chapeau

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X