Régions Haute-Normandie

« Certifier les compétences en ingénierie »

Mots clés : Conception

Le congrès de la Société nationale des ingénieurs professionnels de France (SNIPF) se tenait, cette année, à Val-de-Reuil (Eure). L’occasion pour son président… haut-normand, Christian Gérault, de faire mieux connaître cette association, qui réunit quelque 2 000 adhérents et fêtera bientôt ses 80 ans.

Pouvez-vous retracer rapidement l’histoire de la Société nationale des ingénieurs professionnels de France et nous rappeler quels sont ses objectifs ?

Notre association est née en 1936 et compte près de 2 000 adhérents, dont 42 % appartiennent au monde du BTP. Tous sont des ingénieurs professionnels, diplômés ou non. Je me permettrais de signaler au passage que Gustave Eiffel n’était pas diplômé, tout comme Martin Bouygues, et pourtant !
L’exemple inverse c’est le chanteur Antoine, qui est centralien mais dont je doute fort qu’il puisse aujourd’hui exercer le métier d’ingénieur… Notre mission consiste justement à valoriser les compétences professionnelles en délivrant des certifications qui correspondent aux capacités réelles et actuelles. Nous sommes d’ailleurs audités chaque année par le Comité français d’accréditation (Cofrac).

Comment l’association procède-t-elle pour délivrer ces certifications ?

Une commission nationale de certification se réunit à Toulouse toutes les six semaines. Celle-ci examine chaque fois une centaine de dossiers. Pour obtenir une certification d’ingénieur professionnel de France (IPF), il faut l’unanimité de ses trois collèges : diplômés, employeurs et IPF. On est IPF pour trois ans renouvelables. Pour les PME qui n’ont pas les moyens d’embaucher des diplômés, avoir recours à des IPF permet d’accéder à des appels d’offres européens ou au crédit d’impôt recherche.

La SNIPF s’ouvre-t-elle à l’international ?

Notre certification est conforme à une norme ISO 17024, reconnue dans 196 pays. Une certification IPF, c’est un sésame pour une carrière à l’étranger, notamment au Royaume-Uni. La philosophie du SEP britannique où les techniciens supérieurs sont ingénieurs est d’ailleurs proche de la nôtre.

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