Territoires

Centre Tertiaire : Tours qui rit, Orléans qui pleure

Entre les deux principales villes du Centre-Val de Loire, le contraste est brutal sur le marché de l’immobilier de bureaux. Tours a connu une année record en 2015, avec 45 % de hausse pour un volume global de 41 714 m2. Selon les chiffres de l’Observatoire de l’économie et des territoires de Touraine, cet excellent résultat doit beaucoup aux opérations en compte propre, qui représentent près de 30 % du total. Parmi les principales réalisations, EDF a fait construire à Tours Sud un bâtiment de 4 340 m2 signé par l’agence Bucaille et Wiener et réalisé par le promoteur breton Concept-Ty, et la Direction du personnel militaire de la marine s’est installée dans de nouveaux locaux de 3 800 m2. Sur un total de 102 transactions (+ 41 %), la proportion de l’offre neuve (37 %) diminue sur un an mais reste dans la moyenne décennale. Le marché de seconde main se situe, quant à lui, à son plus haut niveau depuis 2011.

A Orléans, c’est en revanche tout le contraire. L’immobilier de bureau a plongé de 37 % avec 22 700 m2 transactés, soit un chiffre « très inférieur à la moyenne décennale », indique-t-on chez BNP Paribas Real Estate, auteur de l’étude. Signe de l’atonie du marché, la part du neuf représente 5 % du total seulement, et l’offre disponible s’affiche au même niveau. Le marché de seconde main enregistre lui aussi un fort recul, à – 25 %, et seules les opérations en compte propre tirent leur épingle du jeu, avec les projets engagés par Sephora et la Dreal. Quant aux perspectives pour 2016, le début d’année a été très poussif et les professionnels comptent désormais sur un rebond au second semestre.

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