Territoires

Centre Le groupe Villemain resserre son périmètre mais dope ses fonds propres

Numéro deux de la restauration des monuments historiques, le groupe Villemain retrouve la voie de la croissance. En difficulté depuis la mi-2014, il vient d’obtenir la validation du plan de sauvegarde de sa holding ainsi que du plan de continuation de Roc’ Resort, l’une de ses dix sociétés. Le P-DG Christophe Villemain a notamment fait entrer au capital le fonds d’investissement multirégional Sofimac, qui injecte 3 millions d’euros pour doper les fonds propres de l’entreprise. Christophe Villemain apporte quant à lui 300 000 euros supplémentaires et conserve 57 % du capital.

Cet accord intervient à la suite d’une réduction du périmètre du groupe, basé à Saint-Cyr-en-Val, près d’Orléans (Loiret), qui participe à la rénovation de nombreuses cathédrales et châteaux dans l’ouest de la France. Pour préserver sa trésorerie, Christophe Villemain s’est séparé de deux de ses sociétés et en a fermé une troisième, en Aquitaine. Son groupe emploie désormais 340 salariés (dont 200 compagnons) et réalise 32 millions de chiffre d’affaires, contre 50 millions il y a deux ans.
Carnet plein pendant sept mois. Avec sept mois de carnet de commande en stock, le groupe Villemain espère retrouver rapidement la confiance de ses fournisseurs, même si le litige à l’origine de ses difficultés n’est toujours pas réglé. Depuis deux ans, il réclame à Bouygues, l’un de ses donneurs d’ordres, le paiement d’un surcoût de 13 millions d’euros concernant le chantier de rénovation de l’ancien hôpital Laennec à Paris. Des expertises sont en cours, et l’affaire est en attente de jugement devant le tribunal de grande instance de Paris.

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